Newsletter Christophe Arend, Député de Moselle - Janvier 2019
Le Traité d'Aix-la-Chapelle,
un moment historique dans les relations franco-allemandes

Le 22 janvier 2019, Christophe Arend, Président du groupe d'amitié France-Allemagne à l'Assemblée nationale et co-Président du groupe de travail parlementaire franco-allemand, a été convié par l'Elysée et la Chancellerie à la signature du Traité d'Aix-la-Chapelle, qui modernise le Traité de l'Elysée signé 56 ans plus tôt.

"Je suis ému de voir que notre travail amorcé il y a maintenant plus d’un an prenne vie. La coopération franco-allemande prend désormais un nouvel élan : vers une Europe plus forte, plus protectrice ! Désormais c'est à nous de concrétiser ce traité. " explique le Député. 


Retrouvez la tribune "Ce que va changer l'Assemblée franco-allemande née du traité d'Aix-la-Chapelle" du groupe de travail parlementaire franco-allemand

L'accord parlementaire est ici.

Le Traité d'Aix-la-Chapelle et les 15 projets prioritaires rattachés sont ici.

Christophe Arend : « le traité d’Aix-la-Chapelle
veut supprimer les irritants du quotidien»


Article Euractiv - 21/01/2019

Améliorer à terme le quotidien des 150 millions d’Européens qui vivent en zone transfrontalière est l’un des enjeux du traité d’Aix-la-Chapelle, qui doit être signé le 22 janvier entre la France et l’Allemagne.

Christophe Arend est député de Moselle, président du groupe d’amitié franco-allemand. Médecin, il fait partie du groupe LREM et travaille depuis un an sur le projet de traité franco-allemand et son pendant parlementaire, qui prévoit la création d’une chambre franco-allemande.




Quels sont les éléments importants du traité d’Aix-la-Chapelle selon vous ?

Pour moi, c’est la défense et le paquet transfrontalier. Ce qui pose problème aujourd’hui aux Européens, ce sont les irritants du quotidien : c’est un frein à l’idée même de l’Europe.

Après le Brexit on va avoir 440 millions d’habitants en Europe dont 150 millions vivent dans des zones frontalières. Comment je peux dire que je suis pour l’Europe quand dans ces zones la coopération entre deux pays pose problème au quotidien ?

C’est par la levée de ces problèmes que nous arriverons à être véritablement pro-européens. Ce n’est pas par des grandes déclarations politiques, c’est par la coopération qu’on sera fondé à dire que l’UE a amélioré le quotidien des gens.

Quels sont ces « irritants du quotidien » selon vous ?

Sur la ligne de chemin de fer entre la France et l’Allemagne, les tensions nominales des locomotives sont différentes, et on s’organise au coup par coup, il faudrait un accord permanent. Il faut aussi renégocier la location des rails, tous les deux ans, ce qui prend du temps inutilement, il faudrait pérenniser des accords.

La mise en commun au niveau de la culture, des échanges, c’est beaucoup de choses très concrètes. C’est aussi pour cela que nous prévoyons de transposer les directives européennes en collaboration : il faut arrêter d’amplifier les hiatus.

Il y a 5 ans, un habitant de Forbach qui faisait un infarctus était transporté en ambulance à Metz, à 30 minutes de là. Depuis, une coopération sanitaire est entrée en vigueur : les patients sont transférés dans un autre hôpital, en Allemagne. On a monté le taux de survie dans ma circonscription à 93 % en cas d’infarctus. Cette coopération va s’étendre, fin février, de la cardiologique à la neurochirurgie, et la médecine nucléaire. C’est un exemple important, on a aussi des Allemands qui viendront se faire soigner en France

Est- ce que la langue n’est pas un obstacle ?

Pour comprendre l’autre, il faut parler sa langue, ce qui permet de comprendre sa culture. Donc bien sûr, il faut promouvoir l’apprentissage de l’allemand, en plus de l’anglais.

Dans la promotion du bilinguisme, on prévoit ainsi de laisser un enseignant allemand partir à mi-temps en France, et vice versa. Ce n’est pas possible légalement aujourd’hui : cela pose des problèmes d’assurances, de législation. C’est une des expériences qui va être tentée grâce au traité d’Aix-la-Chapelle et des euro-districts, qui permettent d’expérimenter des solutions localement. Quitte à les étendre ensuite.

Comment va se passer cette coopération concrètement ?

Nous allons ratifier l’accord parlementaire entre le Bundestag et l’Assemblée nationaleprochainement. Il prévoit la création d’une nouvelle chambre avec 50 députés français et 50 allemands. Elle ne fera pas la loi mais elle aura pour fonction la discussion sur les transpositions, ainsi que le contrôle du traité d’Aix-la-chapelle. Cela permettra de discuter de façon transpartisane la façon dont la France et l’Allemagne peuvent s’exprimer en commun.

L’assemblée devrait se retrouver trois fois par an alternativement en France et en Allemagne, en plus d’une réunion plénière des deux chambres. Il n’y a pas de siège défini et fixe, certains ont proposé Strasbourg, mais la question n’est pas tranchée.

Qu’est ce qui change dans cette coopération par rapport au traité de l’Elysée de 1963 ? 

Nous voulons susciter l’élan européen, et soutenir des initiatives citoyennes. On s’intéresse à la coopération de la société civile, des entreprises, des industries. Par exemple on souhaite voir une plate-forme d’information franco-allemande se développer. Les médias de services publics sont en train de se pencher sur la question, on veut les inciter à coopérer, mais nous attendons aussi des initiatives privées bien sûr.

La contestation des institutions est vive en France actuellement, notamment avec le mouvement des gilets jaunes. Que pensez-vous de la proposition de referendum d’initiative citoyenne par exemple ?

J’entends bien les requêtes. Je peux vous dire que quand je suis allé voir les gens sur les ronds-points en Moselle, les revendications portaient pour un cinquième sur des problèmes de coordination franco-allemande. Des questions d’indemnisation par exemple : les droits sont différents de part et d’autre de la frontière, ce qui pose problème en cas d’accident du travail.

Je crois qu’il faut éviter d’aller aux urnes pour toute prise de décision, et de rendre les sujets nationaux, alors qu’ils sont locaux.  Une des réponses à la participation citoyenne est dans le numérique. Mais les préoccupations ne sont pas les mêmes au niveau local : les mosellans n’ont pas les mêmes préoccupations que d’autres.

Etes-vous favorable à une Europe fédérale ?

Je crois que c’est une option très raisonnable à 20-30 ans, à condition que les jeunes générations soient incitées à entrer en contact avec les autres cultures pour bien se comprendre. Pour cela, il faut développer l’Abi bac, les cursus bi-nationaux.

Nous pouvons aussi nous inspirer des outils allemands en matière de politique locale et fédérale, comme le « Bundeszentralle fur politishe bildung ». C’est une plateforme où les citoyens peuvent s’exprimer, avoir des analyses de vote.

Retrouvez l'article en ligne ici.

Toutes les interviews et passages médiatiques du Député sont ici.

 

Ein massiver Sockel für Europa - Christophe Arend, Abgeordneter in der französischen Nationalversammlung, sieht im Vertrag von Aachen einen Werkzeugkasten, mit dem man einen massiven Sockel für Europa bauen kann. Entfalte er Wirkung, könne er Beispiel für andere europäische Länder sein. 

ZDF - Heute Journal - 22/01/2019
Revoir la vidéo ici. 
Cérémonie des voeux 2019 

Christophe Arend a présenté ses voeux vendredi 25 janvier à Bousbach. 
Crédit photos : Dominique Carbone 
Le Républicain lorrain vous fait le résumé de cette soirée ici. 

Rencontre avec les gilets jaunes  

Le 21 janvier, cinq Gilets jaunes ont rencontré le député Christophe Arend. Cette petite délégation représentait le groupe de manifestants qui se réunit les samedis au rond-point voisin de l’hôtel Mercure... -> Retour sur cet entretien avec le Républicain lorrain. 

Participez au Grand Débat National
Apportez votre contribution à la réflexion collective du Grand Débat en rendant publiques vos propositions sur chacun des 4 thèmes mis au débat (transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté, organisation de l'Etat et services publics) sur le site du Grand Débat National.
Complétez ensuite votre participation en répondant à une dizaine de questions rapides. 
La "spécialité allemand" défendue par le Député
dans les lycées de Moselle-Est

Dans le cadre de la réforme du baccalauréat, après la parution de la carte académique des enseignements de spécialité en décembre 2018, le député Christophe Arend a attiré l’attention de la rectrice Florence Robine sur l’importance de la langue allemande sur le territoire est-mosellan, a fortiori dans un contexte de renforcement des liens avec l’Allemagne (traité d’Aix-la-Chapelle, Assemblée franco-allemande pour une harmonisation progressive de nos positions et de nos droits, élections européennes, etc.). Après plusieurs échanges fructueux, le Député se félicite de l’ajout de cette spécialité dans les lycées Jean Moulin de Forbach, Poncelet de Saint-Avold et Louis Vincent de Metz. C’est un soulagement pour les citoyens de ce bassin de vie transfrontalier. 

Quoi de neuf à l'Assemblée nationale ?

 

Christophe Arend nommé Secrétaire de la commission d'enquête sur la lutte contre les groupuscules d'extrême-droite

Réunie tous les jeudis, la commission d'enquête a pour objectif de faire un état des lieux sur l’ampleur du caractère délictuel et criminel des pratiques des groupuscules d’extrême droite. Puis, elle émettra « des propositions relatives à la création d’outils visant à lutter plus efficacement contre les menaces perpétrées à l’encontre de nos institutions et de leurs agents, ainsi qu’à l’égard des citoyennes et des citoyens », explique Christophe Arend. 

Suivez les travaux de la commission d'enquête ici. 


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Echanges avec Norbert Lammert 

Le 16 janvier, Christophe Arend a rencontré Norbert Lammert, Député et Président du Bundestag de 2005 à 2017, actuel président de la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS), et Nino Galetti, Directeur de la KAS à Paris. Ce fut l'occasion d'échanger sur les perspectives d'avenir du couple franco-allemand. 
 

La Défense franco-allemande,
au coeur des discussions à Berlin

Le 28 et 29 janvier, avec ses collègues de la Commission Défense de l'Assemblée nationale, Sereine Mauborgne, Jean-Charles Larsonneur et Thomas Gassilloud, Christophe Arend, en tant que Président du groupe d'amitié France-Allemagne, s'est rendu à Berlin pour échanger avec les acteurs de la défense franco-allemande sur l’alliance entre nos deux pays et l’avenir de l'Europe. 

De nombreux entretiens fructueux avec des personnalités telles que M. Wolfgang Hellmich, député de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (SPD) et président de la commission de la Défense du Bundestag ; Mme Anne-Marie Descôtes, Ambassadrice de France en Allemagne ou encore le Géneral attaché de défense ou encore le DG du BDSV, l’equivalent du GICAT.



 
Retours sur quelques temps forts du mois de janvier : 
 
- Cérémonies des voeux : Maire de Spicheren ; CDC habitat à Freyming-Merlebach ; Tobias Hans, Ministre-Président de la Sarre ; du Maire de Hoste-Valette...
- Intervention sur le franco-allemand lors de nombreux évènements : table-ronde à la Maison Heinrich Heine à Paris avec Sylvie Goulard, Ursula Groden-Kranich - Déjeuner avec l'ARRI - table-ronde à Heidelberg avec Franziska Brantner... - Participation au séminaire franco-bavarois de Fischbachau et intervention aux côtés de Reinhard Brandl, Député du Bundestag...

 
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