Tribune : 3 freins qui empêchent 1 Français sur 3 de partir en vacances

Les transports sont grandement responsables de ce non-départ, notamment le train. Or nous devons tout faire pour que les vacances soient vecteur d’inclusion sociale.

Les départs en vacances approchent et avec eux, la question du transport

A l’approche des vacances estivales, des millions de vacanciers s’apprêtent à utiliser les routes de France pour rejoindre leur destination.

Et pourtant, chaque année, 1 Français sur 3 ne part pas en vacances, faute d’acculturation aux vacances, de moyens financiers ou de manque de solutions d’accueil adaptées.

Il apparaît que les transports sont grandement responsables de ce non-départ. Les départs en vacances se font régulièrement en train, notamment dans le cadre de séjours collectifs organisés, mais posent pourtant d’importantes contraintes de transport aux organisateurs professionnels de séjours.

Un réseau ferré qui doit s’adapter aux départs collectifs

Aussi, force est de constater que la France jouit d’un réseau ferré de qualité. Nous connaissons l’engagement et l’attachement de la SNCF à accompagner au mieux la mobilité des Français, notamment lors de leurs vacances. Nous savons l’investissement de la SNCF pour proposer des solutions adaptées aux groupes de voyageurs.

Et pourtant, l’organisation du transport des groupes se heurte à des freins pouvant mettre en péril la bonne tenue du départ en vacances en séjours organisés. 

Des freins à supprimer pour développer le départ en vacances de tous

Depuis plusieurs mois, les organisateurs de séjours collectifs pour mineurs, et leurs représentants pointent ces difficultés. Un collectif, l’Union nationale des associations de tourisme et de plein air (UNAT) a récemment lancé un cri d’alerte pour faire part de ses griefs. Ils méritent d’être mis en lumière.

Un frein logistique d’abord. Les modalités de réservations ne sont pas suffisamment adaptées à l’organisation d’un séjour en groupe. Il n’est, par exemple, possible ni de voir les disponibilités des trains plus de 3 mois avant la date de départ ni de mettre une option sur des billets sans en indiquer l’identité précise, ni même de modifier une simple donnée du dossier sans devoir tout annuler et donc recommencer toute la procédure. La SNCF doit absolument réfléchir à offrir un service Groupe digne de ce nom et faciliter l’accès à leur service.

Un frein financier ensuite. Alors que les colonies de vacances et séjours collectifs avaient pour objectif initial de faire partir en vacances des Français de milieux sociaux mélangés, le prix en constante augmentation exclut trop souvent les vacanciers issus de milieux modestes. Or le poste de dépense le plus important d’un séjour collectif s’avère le plus souvent être celui du transport. L’augmentation permanente des tarifs du TGV, le risque d’une augmentation de tarif à la suite d’une annulation de dossier ou les frais d’annulation de 25% même plusieurs mois avant le séjour sont autant de contraintes qui viennent augmenter les coûts d’organisation d’un séjour collectif. Il est urgent de mettre en œuvre une vraie politique tarifaire pour les Groupes.

Un frein d’inclusion enfin. Les trains n’étant pas équipés de suffisamment de places pour les personnes à mobilité réduite (maximum 2 par rame sur les nouvelles rames de TGV), il est aujourd’hui impossible d’organiser des Vacances Adaptées Organisées pour des groupes de personnes à mobilité réduite en empruntant le réseau ferré. 

Chacun a le droit de rompre avec son quotidien pendant ses vacances. Nous parlementaires, sommes engagés pour favoriser les départs en vacances de tous les Français. Les vacances doivent être un vecteur d’inclusion sociale.

Retrouvez la Tribune et les Députés signataires ici. 

HuffPost - 06/07/2019

Mise en ligne le 16/07/2019

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Redonner de la flexibilité en offrant la possibilité d'expérimenter sur les territoires permet de répondre aux demandes des citoyens ; la preuve avec la convention sanitaire transfrontalière MOSAR.

Mise en ligne le 16/07/2019

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Le projet de loi Alsace n'est pas une coquille vide ! Il nous donne la possibilité d'expérimenter sur nos territoires, en Moselle !

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La majorité ne détricote pas le Grand-Est, mais expérimente ! Tous les territoires frontaliers pourront désormais tenir compte des particularités locales dans l'intérêt des citoyens !

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Mise en ligne le 16/07/2019

Tribune : Favoriser l'engagement des élus locaux, un impératif démocratique

Lettre ouverte co-signée par 89 parlementaires portant sur l'importance de l'engagement des élus dans le débat démocratique.

Les réformes territoriales des quinquennats précédents, et en particulier la loi NOTRe, élaborées dans la précipitation et sans concertation suffisante, ont laissé un goût amer et étiolé dans certains territoires le sentiment de proximité et la capacité d'agir des maires, par la création et le transfert de nombreuses compétences à des intercommunalités ne correspondant pas toujours aux bassins de vie. Couplées à la baisse brutale des dotations, ces évolutions ont abouti à ce que de nombreux maires se sentent légitimement dépossédés de leur mandat, suscitant une crise de l'engagement. Les maires ne doivent pas devenir les gardiens de nuit de locaux désaffectés !

Pour la première fois, lors des prochaines élections municipales, notre pays risque d'être confronté à des cas de listes incomplètes voire de manquer de candidats pour être maire dans certaines communes ! Nous refusons de nous résigner à cette situation qui affaiblirait considérablement notre démocratie.

Il est impératif de répondre à cette crise de vocation en restaurant le pouvoir des maires, incarnation de notre République, acteurs clefs de la transformation du pays.

Le Président de la République et le Premier ministre ont fait de la lutte contre les fractures territoriales une priorité de l'acte II du quinquennat. C'est pourquoi le Gouvernement et sa majorité souhaitent conforter le rôle des maires en leur donnant les moyens et les conditions pour mener au mieux leurs projets pour leur territoire. C'est tout le sens du projet de loi qui sera présenté dès le mois de juillet en Conseil des ministres par Sébastien Lecornu, ministre des Collectivités territoriales, et qui donnera aux futurs candidats à la mairie un cadre clair et incitatif en vue des prochaines élections.

Salariés, indépendants, fonctionnaires doivent pouvoir bénéficier des mêmes règles de jeu. En particulier, nous devons accompagner les entreprises pour qu'elles facilitent les candidatures et l'engagement citoyen de leurs collaborateurs.

Dès l'élection, les dispositifs de formation des élus, indispensable pour leur permettre de répondre à la complexité des règles auxquelles ils sont quotidiennement confrontés, doivent être rénovés. Il faut également définir une juste indemnité, à la hauteur de leur engagement et dévouement. Dans le même temps, leur protection juridique doit être renforcée. Nous les accompagnerons aussi pour mieux concilier leur mandat avec leur vie personnelle et professionnelle car l'exercice d'un mandat local est particulièrement exigeant.

Il nous faut également penser à l'après-mandat afin que le travail accompli au service des citoyens soit mieux valorisé. Il s'agit de faciliter le retour dans la vie professionnelle sans que l'ancienneté n'en soit affectée, assurer un mode de calcul de retraite équitable, ou encore de faciliter l'accès à la fonction publique territoriale.

Nous sommes convaincus que l'ensemble de ces mesures contribuera à une meilleure représentativité de la diversité de la société française dans les conseils municipaux.

Enfin, nous agirons pour accorder plus de liberté locale et pour lutter contre le sentiment de dépossession. Sans revenir sur le fait intercommunal, il faut fluidifier les relations communes-intercommunalités en corrigeant les « irritants » de la loi NOTRe pour remettre le maire au cœur des décisions. C'est aussi assouplir les effets de seuil qui affectent la vie des petites villes, de supprimer les obligations de contrôles parfois superflus ou encore de renforcer le pouvoir de police du maire.

Une concertation avec les associations d'élus et les parlementaires s'engage sur la base de ce projet de loi. Nous serons vigilants et force de propositions car nous voulons susciter de nombreuses candidatures de qualité.

La réussite du quinquennat passera par les territoires. La loi « engagement des élus et proximité », la création de l'Agence nationale de cohésion des territoires, l'inscription dans la Constitution d'un droit à la différenciation territoriale, l'engagement d'une nouvelle étape de la décentralisation, la refonte de la fiscalité locale, la déconcentration des services de l'Etat, la stabilité dans le temps des dotations de l'État aux collectivités... brique après brique, en promouvant les innovations territoriales, nous construisons la politique en faveur des territoires la plus ambitieuse de ces 20 dernières années !

Retrouvez La Tribune ici avec la listes des Députés signataires 

La Tribune - 19/06/2019

Mise en ligne le 16/07/2019