Le climat, un enjeu de sécurité nationale

Le climat, un enjeu de sécurité nationale

Dans une tribune au Parisien, 43 députés LREM* pointent les «risques majeurs» pour la paix du dérèglement climatique. Dans ce combat, «les institutions de Défense, et les Armées en particulier, sont directement concernées», soulignent-ils.

« Ce jeudi 27 juin, l'Assemblée nationale a voté l'urgence écologique et climatique. Si la canicule qui frappe le territoire national nous donne un avant-goût des conséquences du dérèglement climatique, c'est plus encore l'existence de risques majeurs pour notre sécurité nationale qui nous inquiète.

En effet, la raréfaction des ressources naturelles est démultiplicatrice de crises. Rappelons-nous que la sécheresse, qui a frappé la Syrie de 2006 à 2011, a contraint de nombreux paysans à abandonner leurs terres, puis à prendre les armes. En moins de 10 ans, la Syrie est devenue un pays exsangue, formant une base arrière du djihadisme international. S'en est suivi également un exode de 5 millions de réfugiés, mettant à rude épreuve la cohésion européenne. Et ce n'est qu'un début car les experts de l'ONU estiment à 200 fois plus le nombre de migrants climatiques dans le monde d'ici 2050, soit 1 milliard de personnes ! Cette situation posera des défis humanitaires et sécuritaires considérables voire insolubles.

Autre exemple en Arctique, où le recul spectaculaire de la banquise suscite d'ores et déjà un regain d'intérêt pour ses ressources énergétiques potentielles, ce qui ne manquera pas de la transformer en nouveau théâtre d'affirmation de puissances. Ce patrimoine naturel commun devra être défendu.

Face à ces évolutions, les institutions de Défense, et les Armées en particulier, sont directement concernées. Elles doivent d'abord évaluer les conséquences de ce dérèglement climatique, en prenant en compte les hypothèses les plus sombres, afin d'éclairer les décisions nationales. Le ministère des Armées a cette capacité de se projeter à horizon 2070, date à laquelle les grands équipements qu'il conçoit actuellement seront encore en service. A partir de leurs capacités prospectives, les Armées sont donc les plus crédibles pour confirmer que des situations catastrophiques « là-bas » auront des effets très difficilement gérables « ici ». D'ores et déjà, un observatoire « Défense et climat » a été mis en place au ministère des Armées.

Et parce que le pire est encore évitable, les Armées doivent également, comme tout acteur de la nation, intensifier leurs efforts en matière de lutte contre le dérèglement climatique, sans préjudice sur leurs capacités opérationnelles. Des premières actions ont été lancées en matière de développement durable, de la déconstruction de navires à l'écoconception des équipements de défense.

D'ailleurs, les démarches de développement durable contribuent parfois utilement à la capacité opérationnelle. En opérations, la dépendance aux carburants limite les capacités de projection et expose les convois de ravitaillement à des risques importants. Recourir à la motricité électrique permet, par exemple, d'améliorer la furtivité de nos forces. C'est pourquoi, l'énergie solaire est en 2019 l'une des trois priorités d'innovation de l'armée de Terre. La France, en pointe sur le sujet, est chef de file d'un projet européen sur la « fonction énergie opérationnelle », financé par des fonds européens. Nul doute que toute avancée technologique portée par le besoin militaire aura des applications civiles et inversement. La bataille pour le climat et la bataille pour la paix ont donc des ressorts communs. A nous de savoir intelligemment cumuler ces énergies !

Les enjeux de Défense ont, depuis toujours, constitué de puissants moteurs de mobilisation individuelle et collective. Notre sécurité nationale nous impose désormais de mener tous ensemble un combat déterminé contre le dérèglement climatique car agir pour le climat, c'est aussi agir pour la paix ! »

Les signataires

Thomas Gassilloud, député du Rhône et rapporteur du budget de l'armée de Terre ; Christophe Arend, député de Moselle ; Jean-Philippe Ardouin, député de Charente-Maritime ; Delphine Baggary, députée des Alpes-de-Haute-Provence ; Didier Baichère, député des Yvelines ; Xavier Batut, député de Seine-Maritime ; Mounir Belhamiti, député de Loire-Atlantique ; Christophe Blanchet, député du Calvados ; Aude Bono-Vendorme, députée de l'Aisne et rapporteur au budget de la Gendarmerie ; Jean-Jacques Bridey, député du Val-de-Marne et président de la commission de la Défense nationale et des Forces armées ; Eric Bothorel, député des Côtes-d'Armor ; Blandine Brocard, députée du Rhône ; Carole Bureau-Bonnard, députée de l'Oise et vice-présidente de l'Assemblée nationale ; Philippe Chalumeau, député d'Indre-et-Loire et whip de la commission de la Défense nationale et des Forces armées ; Stéphane Claireaux, député de Saint-Pierre-et-Miquelon ; Olivier Damaisin, député du Lot-et-Garonne ; Stéphanie Do, députée de Seine-et-Marne ; Loïc Dombreval, député des Alpes-Maritimes ; Françoise Dumas, députée du Gard, vice-président de la commission de la Défense nationale et des Forces armées ; Philippe Folliot, député du Tarn ; Pascale Fontenel-Personne, députée de la Sarthe ; Danièle Hérin, députée de l'Aude ; Séverine Gipson, députée de l'Eure ; Fabien Gouttefarde, député de l'Eure ; Benjamin Griveaux, député de Paris et ancien porte-parole du gouvernement ; Stanislas Guerini, député de Paris et Délégué général de la République en Marche ; Jean-Michel Jacques, député du Morbihan et vice-président de la commission de la Défense nationale et des Forces armées ; Loïc Kervran, député du Cher ; Jean-Charles Larsonneur, député du Finistère et rapporteur au programme « Equipement des forces » ; Christophe Lejeune, député des Haute-Saône ; Jacques Marilossian, député des Hauts-de-Seine et rapporteur du budget de la Marine ; Sereine Mauborgne, députée du Var ; Claire O'petit, députée de l'Eure ; Natalia Pouzyreff, députée des Yvelines ; Laurianne Rossi, députée des Hauts-de-Seine et questeure ; Jean-Bernard Sempastous, député des Hautes-Pyrénées ; Jennifer De Temmerman, députée du Nord ; Sabine Thillaye, députée d'Indre-et-Loire et présidente de la commission des Affaires européennes ; Stéphane Trompille, député de l'Ain ; Frédérique Tuffnell, députée de Charente-Maritime ; Alexandra Valetta-Ardisson, députée des Alpes-Maritimes ; Laurence Vanceunebrock-Mialon, députée de l'Allier ; Martine Wonner, députée du Bas-Rhin et vice-présidente de la commission des Affaires sociales.

Retrouvez la tribune ici. 

Le Parisien - 23/08/2019

Mise en ligne le 26/07/2019

Tribune : 3 freins qui empêchent 1 Français sur 3 de partir en vacances

Les transports sont grandement responsables de ce non-départ, notamment le train. Or nous devons tout faire pour que les vacances soient vecteur d’inclusion sociale.

Les départs en vacances approchent et avec eux, la question du transport

A l’approche des vacances estivales, des millions de vacanciers s’apprêtent à utiliser les routes de France pour rejoindre leur destination.

Et pourtant, chaque année, 1 Français sur 3 ne part pas en vacances, faute d’acculturation aux vacances, de moyens financiers ou de manque de solutions d’accueil adaptées.

Il apparaît que les transports sont grandement responsables de ce non-départ. Les départs en vacances se font régulièrement en train, notamment dans le cadre de séjours collectifs organisés, mais posent pourtant d’importantes contraintes de transport aux organisateurs professionnels de séjours.

Un réseau ferré qui doit s’adapter aux départs collectifs

Aussi, force est de constater que la France jouit d’un réseau ferré de qualité. Nous connaissons l’engagement et l’attachement de la SNCF à accompagner au mieux la mobilité des Français, notamment lors de leurs vacances. Nous savons l’investissement de la SNCF pour proposer des solutions adaptées aux groupes de voyageurs.

Et pourtant, l’organisation du transport des groupes se heurte à des freins pouvant mettre en péril la bonne tenue du départ en vacances en séjours organisés. 

Des freins à supprimer pour développer le départ en vacances de tous

Depuis plusieurs mois, les organisateurs de séjours collectifs pour mineurs, et leurs représentants pointent ces difficultés. Un collectif, l’Union nationale des associations de tourisme et de plein air (UNAT) a récemment lancé un cri d’alerte pour faire part de ses griefs. Ils méritent d’être mis en lumière.

Un frein logistique d’abord. Les modalités de réservations ne sont pas suffisamment adaptées à l’organisation d’un séjour en groupe. Il n’est, par exemple, possible ni de voir les disponibilités des trains plus de 3 mois avant la date de départ ni de mettre une option sur des billets sans en indiquer l’identité précise, ni même de modifier une simple donnée du dossier sans devoir tout annuler et donc recommencer toute la procédure. La SNCF doit absolument réfléchir à offrir un service Groupe digne de ce nom et faciliter l’accès à leur service.

Un frein financier ensuite. Alors que les colonies de vacances et séjours collectifs avaient pour objectif initial de faire partir en vacances des Français de milieux sociaux mélangés, le prix en constante augmentation exclut trop souvent les vacanciers issus de milieux modestes. Or le poste de dépense le plus important d’un séjour collectif s’avère le plus souvent être celui du transport. L’augmentation permanente des tarifs du TGV, le risque d’une augmentation de tarif à la suite d’une annulation de dossier ou les frais d’annulation de 25% même plusieurs mois avant le séjour sont autant de contraintes qui viennent augmenter les coûts d’organisation d’un séjour collectif. Il est urgent de mettre en œuvre une vraie politique tarifaire pour les Groupes.

Un frein d’inclusion enfin. Les trains n’étant pas équipés de suffisamment de places pour les personnes à mobilité réduite (maximum 2 par rame sur les nouvelles rames de TGV), il est aujourd’hui impossible d’organiser des Vacances Adaptées Organisées pour des groupes de personnes à mobilité réduite en empruntant le réseau ferré. 

Chacun a le droit de rompre avec son quotidien pendant ses vacances. Nous parlementaires, sommes engagés pour favoriser les départs en vacances de tous les Français. Les vacances doivent être un vecteur d’inclusion sociale.

Retrouvez la Tribune et les Députés signataires ici. 

HuffPost - 06/07/2019

Mise en ligne le 16/07/2019

Intervention en hémicycle : PJL Alsace - 3

Redonner de la flexibilité en offrant la possibilité d'expérimenter sur les territoires permet de répondre aux demandes des citoyens ; la preuve avec la convention sanitaire transfrontalière MOSAR.

Mise en ligne le 16/07/2019

Intervention en hémicycle : PJL Alsace - 2

Le projet de loi Alsace n'est pas une coquille vide ! Il nous donne la possibilité d'expérimenter sur nos territoires, en Moselle !

Mise en ligne le 16/07/2019

Intervention en hémicycle : PJL Alsace

La majorité ne détricote pas le Grand-Est, mais expérimente ! Tous les territoires frontaliers pourront désormais tenir compte des particularités locales dans l'intérêt des citoyens !

VIDEO

Mise en ligne le 16/07/2019