Le plan du Gouvernement contre les discriminations

 

Ces derniers mois, la France est confrontée à une nouvelle forme du racisme (internet), et plus particulièrement de l’antisémitisme. Même si les études du Ministère de l’Intérieur montrent une baisse du nombre des actes racistes, antimusulmans et anti-juifs sur l’année 2017, les actions violentes, notamment contre les Juifs, sont en augmentation. A l’ère de la révolution digitale, ces actes ne se limitent plus aux attaques contre des personnes, mais ont lieu le plus souvent en ligne.

Au vu de cette nouvelle haine, le Premier Ministre a présenté un plan contre le racisme et l’antisémitisme 2018-2020 au Musée de l’histoire de la migration lundi dernier. Selon Monsieur Philippe, le devoir de la France « face à cette haine qui se métamorphose », c’est de « continuer ce combat en l’adaptant ». La lutte contre le racisme est donc un impératif moral de la politique du Gouvernement, pour éradiquer la haine de l’autre et construire « une société sûre pacifique et solidaire ».

Concernant la structure de ce combat, le Premier Ministre a présenté 4 grands axes :

  • La lutte contre la haine sur Internet : Les contenus haineux, racistes ou antisémites n’étant pas des opinions, mais des délits, doivent être davantage sanctionné. La France défendra une initiative législative européenne pour construire le cadre juridique d’une responsabilité des plateformes en modernisant et adaptant les règlementations en vigueur qui datent des années 2000. De même, la législation nationale sera modifiée en exploitant toutes les marges de manœuvre qui existent. Ces possibilités incluent par exemple la fermeture des comptes ayant diffusé de manière massive et répétée des contenus illicites ou en permettant l’enquête sous pseudonyme en matière d’infractions racistes sur Internet.
  • L’éducation : Sous l’égide « la connaissance réunit, l’ignorance sépare », une équipe nationale d’intervention rapide sera chargée d’apporter des réponses aux enseignants confrontés à des situations conflictuelles. Pour mieux préparer les enseignants à lutter contre les préjugés, la formation de l’ensemble des personnels éducatifs sera renforcée en matière de prévention et de gestion des faits et propos à caractère raciste.
  • La protection et l’accompagnement des victimes : Pour les aider à porter plainte contre les attaques racistes, un réseau d’enquêteurs et de magistrats spécialement formés sera expérimenté à partir de septembre 2018. Dans ce cadre, un nouveau modèle d’audition permettra de mieux guider la discussion et d’ainsi accorder sa juste place à la parole de la victime
  • L’extension de la mobilisation à de nouveaux champs : Dans le secteur du sport, des conventions seront systématiquement signées avec toutes les fédérations pour former et sensibiliser les acteurs. Au niveau local, les réseaux territoriaux de lutte contre les discriminations seront renforcés avec 50 plans territoriaux lancés sur trois ans. Une attention particulière sera portée aux Français d’Outre-mer, et la connaissance historique de l’esclavage sera soutenue.

Par ce plan, le Gouvernement s’en prend fermement aux faits et propos racistes sur le terrain, mais aussi sur les réseaux sociaux. Pour préserver une société solidaire fondée sur la confiance, ce combat est inévitable et nécessaire.

Retrouvez les 21 mesures de ce plan ici. 

Mise en ligne le 20/03/2018

Des consultations citoyennes pour donner à l'Europe le visage des citoyens

Des consultations citoyennes pour donner à l'Europe le visage des citoyens

Un an avant les élections européennes de 2019, l’Union Européenne se trouve dans un contexte international inquiétant : montée des populistes, de la xénophobie, Brexit… La dynamique européenne semble freinée renforçant encore le sentiment de défiance à l’égard de Bruxelles par les citoyens. Afin de lutter contre ces maux et de redonner du souffle à l’intégration européenne, le Président de la République et la Chancelière allemande ont affirmé, il y a quelques jours, leur volonté de mettre en oeuvre des réformes communes rapidement.

Afin d’intégrer la voix des peuples dans ce processus et de « donner à l’Europe le visage des citoyens », Emmanuel Macron souhaite développer des consultations citoyennes sur l’ensemble du territoire de l’UE (discours de la Sorbonne). La Ministre chargée des affaires européennes, Nathalie Loiseau, a présenté leur mise en oeuvre en Conseil des Ministres la semaine dernière.

Ces consultations visent avant tout à « mettre fin à la déconnexion entre Bruxelles et les citoyens en écoutant ce que, ceux-ci, critiquent, attendent et surtout ce qu’ils proposent », a résumé la Ministre. Jusqu’ici, 26 États-Membres se sont déjà engagés à participer, soit 436 millions de citoyens concernés, ayant une volonté partagée d’atteindre tous les publics, toutes les catégories socio-professionnelles à travers tous les territoires.

Concernant les modalités techniques, la Ministre a précisé : 

  • Les consultations se tiendront d’avril à octobre. Les recommandations qui en seront issues seront présentées au Conseil européen de décembre.  
  • Elles combineront des débats organisés sur le terrain, par le Gouvernement ainsi que par des acteurs civiques locaux. Concentrées sur septembre-octobre, ces consultations se feront aussi en ligne.  
  • Un conseil d’orientation, composé de personnalités qualifiées et de représentants d’associations consacrées à l’Europe, veillera à ce que les consultations atteignent véritablement tous les territoires.  
  • Le Président de la République et l’ensemble des ministres seront impliqués dans le processus.  
  • Un comité de surveillance veillera au respect du pluralisme et de la neutralité politique des consultations
  • Le Premier ministre a écrit à tous les chefs des partis présents au Parlement, afin qu’ils y désignent un représentant.

Les consultations doivent s’achever fin octobre, avant que ne commence la campagne pour les élections européennes. Le Président espère que ces consultations contribueront à faire naître et renaître un débat européen qui pourra se poursuivre et s’amplifier lors de la campagne. 

Plus d'informations ici.

Retrouvez le dossier de presse ici. 

Mise en ligne le 19/03/2018

Pourquoi augmenter la CSG ?

Alors que l’augmentation de la CSG fait débat, le Président de la République a expliqué sa politique dans un dialogue avec les retraités mercredi dernier. Pour Emmanuel Macron, la hausse de la CSG permet de relancer l’économie française.

L’objectif de cette mesure est d’assurer le bon fonctionnement du système social français qui est basé sur la solidarité. L’accroissement de 1,7 points la CGS pour 60% des retraités permet une hausse du salaire de 21 millions de Français, de soutenir le pouvoir d’achat des actifs et ainsi de relancer le cercle vertueux de l’économie.

Pour autant, le Gouvernement a bien pris conscience de l’importance d’aider les retraités. C’est pourquoi, par différents mécanismes de compensation, les contributions demandées seront à terme nulles pour les aînés. Comment ?

  • En augmentant le minimum vieillesse de 30 euros le mois prochain (avril), ce qui n’est pas arrivé depuis 30 ans.  
  • En étendant le crédit d’impôt sur les services à la personne à tous les retraités. Pour 2 h par semaine, c’est plus de 1.000 euros d’économie sur l’année.  
  • En tenant compte de la suppression de la taxe d’habitation pour tous les Français d’ici la fin du quinquennat, la politique du Gouvernement sera favorable à 2/3 des retraités.

#StopFakeNews : n’oublions pas que :  

  • Les retraités actuels ont cessé de travailler au même âge que leurs parents avec une espérance de vie de 10 à 15 ans de plus.
  • 40% de retraités ne sont pas concernés par la hausse de la CSG. 
  • Il faut redonner aux actifs les moyens de payer les retraites de leurs ainés d’où l’ouverture de grands chantiers comme la formation et l’apprentissage par le Gouvernement.

Les retraités jouent un rôle essentiel dans notre pays par leur activité économique, sociale, culturelle et familiale. Ils ont contribué à la construction de la France d’aujourd’hui. Pour autant, face au chômage des jeunes, à une économie morose et aux nombreux défis qui nous attendent, il est primordial que chacune et chacun participe à cet effort intergénérationnel.

Mise en ligne le 16/03/2018

Le Secrétariat franco-allemand pour les échanges en formation professionnelle

Au moment où la France est en train de moderniser son système de formation professionnelle, faisons un point sur un programme franco-allemand : le secrétariat franco-allemand pour les échanges en formation professionnelle (SFA) basé à Sarrebruck.

Afin de permettre aux apprentis et personnes en formation d’élargir leur horizon professionnel au-delà des frontières nationales, les ministères des affaires étrangères français et allemands ont signé une convention relative à l’organisation d’échanges de jeunes et d’adultes en formation professionnelle initiale et continue en 1980. C’est cette même année que fut créé le secrétariat franco-allemand pour réaliser ces échanges.

Déjà plus de 100.000 participants ont pu bénéficier d’une expérience professionnelle dans le pays voisin depuis 1980 entre des établissements professionnels sarrois et alsaciens. Concrètement, le programme d’échange vise plusieurs objectifs :

  • Élargir l’horizon personnel et culturel des participants,
  • Faciliter la découverte d’un autre système de formation et d’acquérir des expériences professionnelles dans un autre pays,
  • Promouvoir l’apprentissage d’une autre langue,
  • Et susciter le rapprochement entre Français et Allemands par la promotion de la mobilité professionnelle européenne.

Le secrétariat franco-allemand est donc une occasion unique pour beaucoup de jeunes de pouvoir passer une partie de leur formation dans le pays partenaire. Grâce au soutien des États français et allemands, les participants du programme bénéficient d’un soutien financier, organisatrice et linguistique. Cet échange professionnel contribue considérablement à l’amitié franco-allemande en permettant des contacts quotidiens entre Français et Allemands.

http://www.dfs-sfa.org/fr/accueil/

Mise en ligne le 14/03/2018

La réforme de l'apprentissage

La France compte 400 000 apprentis, soit seulement 7 % des jeunes de 16 à 25 ans. Dans les pays européens où le taux de chômage des jeunes est bas, ce pourcentage atteint 15 % en moyenne. L’apprentissage est sans conteste l’un des meilleurs tremplins vers l’emploi : 70 % des apprentis trouvent un emploi dans les sept mois suivant leur formation.

Aujourd’hui, notre système d’apprentissage est insuffisamment développé pour ce combat contre le chômage des jeunes. Pour la Ministre du Travail, Muriel Pénicaud, l’objectif est clair : « Créons un système simple et souple qui soit adapté aux jeunes et non pas l’inverse ». Il s’agit de réduire les obstacles et de revaloriser l’apprentissage pour qu’il soit plus attractif pour les jeunes, ainsi que pour les entreprises.

A l’occasion de la semaine nationale de l’apprentissage, retour sur dix principales mesures proposées après une concertation intense :

  • Tous les jeunes de 16 à 20 ans en apprentissage verront leur rémunération augmenter de 30 € nets par mois.
  • Tous les jeunes d’au moins 18 ans en apprentissage percevront une aide de 500 € pour passer leur permis de conduire.
  • Tous les apprentis dont le contrat de travail est interrompu en cours d’année ne perdront pas leur année.
  • Tous les jeunes qui souhaitent s’orienter vers l’apprentissage, mais ne disposent pas de connaissances et des compétences requises, auront accès à des pré-apprentissages, qui offriront les prérequis nécessaires en matière de savoir de base et de savoir-être.
  • Tous les jeunes et leurs familles bénéficieront d’une information transparente sur la qualité des formations en apprentissage qu’ils peuvent choisir.
  • Les régions organiseront, en lien avec les départements pour les collèges, des journées annuelles d’information sur les métiers et les filières professionnelles en classe de 4ème, 3ème, 2nde et 1ère.
  • L’apprentissage sera ouvert aux jeunes jusqu’à 30 ans, au lieu de 26 ans aujourd’hui.
  • Tout contrat en alternance sera financé, quel que soit le secteur et quel que soit la taille de l’entreprise.
  • Les campus des métiers seront favorisés et développés.
  • 15.000 jeunes en apprentissage par an pourront bénéficier du programme Erasmus de l’apprentissage pour effectuer plusieurs mois de formation dans un autre pays d’Europe.

Les pistes de réforme visent donc à créer un nouveau statut de l’apprentissage très attractif pour les jeunes. Très prochainement, le Parlement va examiner le projet de loi du Gouvernement. Certaines mesures pourront déjà être appliquées dès la rentrée 2018.

Mise en ligne le 13/03/2018