Moselle : 250 millions d’euros pour accompagner la fermeture d’une centrale à charbon

L'arrêt de la tranche à charbon basée à Saint-Avold (Moselle) est programmé d'ici 2022. Pour l'accompagner, l'Etat s'est engagé à investir 250 millions d'euros.

L’inquiétude a grandit ces dernières semaines à Carling et Saint-Avold (Moselle). D’ici 2022 la centrale thermique Émile Huchet doit se séparer de sa tranche au charbon très polluante. 

Jeudi 16 janvier 2020, la secrétaire d’État à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon, a signé un « projet de territoire » prévoyant 250 millions d’euros d’investissements sur cinq ans pour accompagner la fermeture. 

La centrale thermique Emile-Huchet, qui emploie 140 personnes auxquelles s’ajoutent 80 emplois indirects chez des sous-traitants permanents, doit fermer sa dernière tranche à charbon comme le prévoit la récente loi énergie et climat. Une centaine de salariés sont concernés par l’arrêt de cette activité. Dans une région déjà sinistrée par le bouleversement industriel et la fermeture de sites, l’Etat a dû gérer le casse-tête de la reconversion de ces emplois. 

500 emplois nouveaux ? 

Selon le député (LREM) de Moselle Christophe Arend, ce pacte signé entre l’Etat et plusieurs collectivités vise la création de 500 emplois nouveaux sur le territoire. 

Le projet de territoire du Warndt Naborien se veut fondé sur le respect des conditions générales de développement durable et de transition écologique, selon le gouvernement. 

Les salariés menacent d’une grève

Emmanuelle Wargon a été accueillie jeudi par plusieurs salariés en colère. L’intersyndicale CGT-FO-CGC-CFTC avait appelé à la grève en octobre 2019 pour exprimer son inquiétude.

Selon les syndicats, le pacte signé entre l’Etat et les collectivités ne suffit pas. Ils laissent planer le risque d’une nouvelle grève ces prochaines semaines. 

Une promesse d’Emmanuel Macron

Le président de la République Emmanuel Macron avait promis de fermer toutes les centrales à charbon restantes en France d’ici 2022. Une promesse qui devrait partiellement être tenue. Europe 1 affirme en effet que sur les quatre sites concernés, seulement trois fermeront à date, et la dernière, située en Loire-Atlantique, pourrait bien continuer son activité « jusqu’en 2026 », a indiqué lundi la secrétaire d’État Emmanuelle Wargon.

Le gouvernement s’est toutefois défendu en assurant que cette dernière continuera à fonctionner « à un bas régime compatible avec la loi sur la fermeture des centrales à charbon françaises ».

En plus de Saint-Avold, trois autres centrales à charbon encore en activité doivent fermer : Le Havre en 2021, Gardanne (Bouches-du-Rhône) en 2022. La centrale de Cordemais (Loire-Atlantique) tournera quant à elle donc à bas régime à partir de 2022, jusqu’en 2024 voire 2026.

Pour faire face aux inquiétudes locales, la Secrétaire d’Etat a engagé une tournée des territoires concernés durant ce mois de janvier. 

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LorraineActu.fr - 17/01/2020

Mise en ligne le 17/01/2020

Die Grenzregion als Versuchslabor Europas

Trier Treffen der Deutsch-Französischen Gesellschaft schweißt die Länder zusammen.

Um das Novum eines Parlaments aus zwei Ländern und die gemeinsamen Anstrengungen von Deutschem Bundestag und Französischer Nationalversammlung für die Grenzregion ging es in der „Beletage“ des Palais Walderdorff. Eingeladen hatte die Deutsch-Französische Gesellschaft Triers zusammen mit der Europa-Union und der Stadt Trier. Ehrengast war Christophe Arend. Er führt im französischen Parlament die Freundschaftsgruppe für die Beziehungen zu Deutschland an und ist einer der führenden Köpfe im neu gegründeten deutsch-französischen Parlament. Zweimal jährlich tagen je 50 französische und deutsche Abgeordnete.

Die Rede in Trier sei nach vielen Reden in großen Städten beider Länder seine erste im Grenzgebiet. Er freue sich auf die praktischen Anregungen, die er von hier für seine Arbeit mitnehmen könne. „In dieser konkreten Zusammenarbeit beider Parlamente merkt man erst, wie unterschiedlich Gesetze der Europäischen Union in verschiedenen Ländern ausgelegt werden können. Eigentlich sollten sie ja für alle Bürger gleich gelten.“ Man sei sich bewusst, dass man die Parlamente der anderen Mitgliedsstaaten einbeziehen müsse.

Besonders wichtig sei die Arbeitsgruppe Grenzüberschreitende Zusammenarbeit (GRÜZ), die sich um Mobilität, Abbau von Sprach- und juristischen Barrieren im Grenzraum kümmere, so der französische Politiker.

In der anschließenden Diskussion konnten die Trierer mit Verbesserungsvorschlägen aus eigener Erfahrung aufwarten. Vorstandsmitglied Wolfgang Steinborn hob den Modellcharakter dieser Zusammenarbeit hervor: „Was zwischen weit entfernten EU-Mitgliedsstaaten klappen soll, muss erst einmal im deutsch-französischen Europalabor ausprobiert worden sein“.

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Volksfreund - 06/01/2020

Mise en ligne le 17/01/2020

La transition énergétique du terril Wendel en marche

Le chantier de construction d’un parc photovoltaïque sur le terril Wendel est officiellement lancé. Ce mardi, les premiers coups de pelle ont été symboliquement donnés en présence des élus et du promoteur.

Par Michel LEVILLAIN. - 04 déc. 2019 à 05:03 | mis à jour à 19:06 

Il aura fallu près de dix ans pour que le dossier de création d’un parc solaire voit le jour sur le terril Wendel. Ce mardi, le porteur du projet, l’entreprise allemande MontanSolar et les élus du bassin étaient présents pour lancer officiellement les travaux. Un nouvel exemple de reconversion des friches minières sur un territoire qui s’ancre de plus en plus dans les énergies positives, comme l’ont souligné les différents intervenants.

Le Dr  Michaël Pietsch, directeur général de MontanSolar, porteur du projet, a retracé les différentes étapes du dossier, livrant des éléments techniques (lire ci-dessous), et a souligné « l’importance de la belle coopération avec tous les acteurs ». Pour lui, « ce projet doit être une vitrine de la production d’énergie propre au sein du territoire, au bénéfice des citoyens ».

De l’énergie noire à l’énergie verte

Pour Gérard Mittelberger, maire de Petite-Rosselle, ce parc s’inscrit dans l’histoire de la commune. Il a évoqué la création d’une verrerie, puis les véritables débuts de l’exploitation minière, au puits Saint-Charles. « Avant le charbon, la commune comptait 410 habitants, et au plus fort de l’exploitation, 10 000. » Depuis la fin des houillères, « il a fallu réfléchir à la reconversion des friches. » Il y a eu le musée de la mine, qui ne cesse d’évoluer, et « il y a aujourd’hui l’énergie noire du charbon qui est remplacée par l’énergie verte ».

Laurent Kalinowski, maire de Forbach et président de la communauté d’agglomération, a également insisté sur « la longue reconversion de la région », depuis la fin de la mine. Et un projet qui « a été soumis aux aléas économiques, aux contraintes fortes de l’Etat ». Et c’est finalement « Nicolas Hulot qui a donné le réel feu vert » pour que le dossier aboutisse.

Des changements pour l’avenir

Le député Christophe Arend a salué pour sa part un nouvel exemple de coopération franco-allemande. Il a également fait le lien avec la COP 25. « Nous prouvons ici, sur une terre industrielle, que nous pouvons prendre le virage de la transition énergétique, dans l’intérêt de tous. »

Pour le député, la sauvegarde de la planète, de l’avenir, « passe par des changements dans les comportements individuels, mais aussi et surtout par des actions collectives ». Comme la création de parcs solaires et celui du terril Wendel est le premier sur ce bassin, mais d’autres dossiers sont déjà dans les cartons, notamment du côté du puits Saint-Charles, également à Petite-Rosselle. Ils seront soutenus par Christophe Arend, qui a trouvé « inconséquent d’aller prendre sur des terres agricoles » pour réaliser ces projets, alors qu’il existe des friches minières qui ne demandent qu’à trouver une autre destination.

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Le Républicain lorrain - 04/12/2019

Mise en ligne le 06/12/2019

75 ans de la libération de Seingbouse avec TV8 Moselle-Est

Revivez le 75ème anniversaire de la libération de Seingbouse avec TV8 Moselle-Est dans le journal TV8-Actu du 25 novembre partir de 8min45. 

Mise en ligne le 27/11/2019

Ponts dangereux : il devient urgent d’intervenir

L’agglomération de Forbach compte plusieurs ponts en très mauvais état. Depuis l’effondrement du viaduc de Gênes en août 2018, ces ouvrages ont été recensés. Mais les chantiers de rénovation tardent à s’engager. Le drame de Mirepoix-sur-Tarn témoigne de l’urgence à intervenir désormais.

Cette fois, il y a urgence. Après la catastrophe de Gênes en 2018 , l’effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn, survenu lundi , résonne comme un nouveau signal d’alarme sur l’état de certains ouvrages en Europe et en France. L’agglomération de Forbach est pleinement concernée. Trois ponts attendent leur restauration depuis qu’un recensement des ouvrages trop fragiles a été mené après le drame génois.

Rosselmont : le plus vétuste

Il y a d’abord le pont de Rosselmont qui relie Forbach, quartier du Bruch, à Petite-Rosselle. Cet ouvrage figure parmi les plus dangereux de France, selon le ministère des Transports. En février dernier, des sénateurs de la Mission d’information sur la sécurité des ponts, sont venus l’ausculter. Mais depuis, rien n’a vraiment bougé. Les piliers sont toujours aussi usés. L’armature de l’ouvrage s’effrite tellement qu’on voit apparaître les tiges de ferraille transperçant le béton. Le principe d’une démolition et d’une reconstruction sur un remblai a été adopté. Le maire de Petite-Rosselle plaide pour que l’Etat paie 100 % de la dépense. Le député LREM Christophe Arend assure que l’effort du gouvernement sera important. La réhabilitation a été évaluée à 550 000 €. « Les appels d’offres sont en préparation. Les travaux doivent être lancés en fin d’hiver ou au début du printemps », promet le parlementaire. En tout état de cause, attendre encore serait incompréhensible tant la vétusté du pont de Rosselmont est attestée.

Pont de Forbach Nord : réfection prévue en 2020

Deux autres petits ouvrages, héritage des HBL comme le pont de Rosselmont, sont tremblants au nord de Forbach. Ils se succèdent sur la départementale 32B, route de Schœneck. Le premier, en venant du centre-ville de Forbach, préoccupe particulièrement les services du Département, qui a en charge ces ouvrages. Depuis février dernier, les véhicules de plus de 3,5 tonnes n’ont plus le droit de franchir ce pont.

Néanmoins, comme cette route dessert la zone d’activités de Forbach nord et peut constituer un raccourci vers la Sarre, des camions continuent de passer par là… au mépris de l’interdiction. Là encore, le Département planche sur une démolition suivie d’une reconstruction. La date de l’intervention n’a pas été arrêtée. « Mais l’investissement figurera au budget 2020 », assure-t-on au Conseil départemental. Ce lundi, un agent du Département prenait encore des photos des fissures sur les piliers du pont.

Stéphane MAZZUCOTELLI stephane.mazzucotelli@republicain-lorrain.fr

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Le Républicain lorrain - 20/11/2019

Mise en ligne le 25/11/2019