Sapeurs-pompiers : les bienfaits du jumelage transfrontalier

Sapeurs-pompiers : les bienfaits du jumelage transfrontalier

La journée festive de ce samedi, en préambule de la fête nationale française, a permis aux pompiers de la commune de renforcer leurs liens avec nos voisins allemands. Cet ancien jumelage permet d’harmoniser les pratiques afin de gagner, notamment, en efficacité sur le terrain.

Les sapeurs-pompiers de Morsbach et du Löschbezirk Süd d’Emmersweiler (Allemagne) ont profité de la fête nationale célébrée ce samedi pour confirmer leur lien de jumelage.

Au centre Eric-Tabarly, la journée a d’ailleurs été riche en animations. Outre la tenue d’un marché du terroir, du traditionnel bal populaire couplé au feu d’artifice à la tombée de la nuit, la place fut envahie par les sapeurs-pompiers. Avec en point d’orgue, la cérémonie de jumelages entre les casernes.

« Le rapprochement entre les établissements de Morsbach et Emmersweiler date de 1972. Il est le fruit d’une amitié transfrontalière. Nous nous engageons aujourd’hui à faire perdurer cette collaboration bâtie par nos aînés », explique le sergent David Stepien, chef du centre de Morsbach. Avant d’ajouter : « La vie de ce jumelage, ces expériences personnelles qui se tissent, démontre que les différences de langues existent entre nous. Mais elles ne se sont pas des murailles infranchissables quand nous allons au-devant de l’autre pour y puiser toutes les richesses potentielles. »

Se former aux pratiques des voisins

Pour le maire, conseiller départemental et délégué à la stratégie Allemagne du département de la Moselle, Gilbert Schuh, « cette coopération locale entre les centres de secours de nos communes frontalières est la base sur laquelle pourra se développer la coopération des services de secours de la Grande région. »

Avant de préciser : « Lancé à Großrosseln le 21 mars dernier, ce projet ambitieux sera cofinancé par l’Union Européenne et permettra aux pompiers de se former aux pratiques des voisins, d’harmoniser leurs actions. »

Pour le Brandmeister Daniel Mülhausen, chef du Löschbezirk Süd Großroseln, la cérémonie de ce samedi revêt toute son importance. « C’est une tradition commencée il y a plusieurs décennies. Un vrai lien de camaraderie s’est développé entre nous. Nous qui sommes avant tout des sapeurs-pompiers. »

Le député Arend a aussi tenu à saluer cette coopération : « C’est un double éloge de ce que devrait être l’Europe. »

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Le Républicain lorrain - 16/07/2019

Mise en ligne le 18/07/2019

Fête nationale : les Rossellois « ont marché sur la lune »

Dame Météo étant de la partie, les festivités de la Fête nationale, auront attiré plusieurs centaines de Rossellois, du côté de La Concorde. Combien étaient-ils samedi soir ? 1000, 1 200 ou plus ?

Après la sonnerie des cloches dans les églises de la commune, le dépôt de couronnes au monument aux Morts et le discours du maire Gérard Mittelberger et du député Christophe Arend, on a procédé à la traditionnelle distribution de lampions. Ensuite, tous ensemble, en cortège avec pompiers, musique municipale, élus, majorettes, élus de Grande-Rosselle avec le maire Jörg Dreistadt en tête, la population s’est rendue, via le centre-ville, vers La Concorde.

Lumières et musique

Là, le public a applaudi le magnifique feu d’artifice embrasant le ciel, tout en appréciant ce spectacle pyrotechnique mis en scène par Starlight événementiel sur le thème « 1969-2019 - On a marché sur la lune ». Beau, intense et grandiose à la fois.

Après coup, le public était invité à la danse sur les rythmes du groupe Innovation. Une soirée Fête nationale, mise en lumière par la ville et par les bénévoles des associations de l’Office municipal des sports et de la culture, permettait ainsi aux Rossellois de passer un excellent moment de convivialité. La Fête nationale, ici à Petite-Rosselle, draine toujours autant de monde.

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Le Républicain lorrain - 15/07/2019

Mise en ligne le 16/07/2019

Théodore Gouvy devient immortel

Ce jeudi 4 juillet, la commune de Hombourg-Haut a dévoilé une statue à l’effigie du compositeur Théodore Gouvy, installée à proximité de l’hôtel de ville. Cet événement vient célébrer le bicentenaire de la naissance du musicien franco-allemand.

Dans sa main droite, un chapeau haut-de-forme et une canne. Dans sa main gauche, une partition aux mille notes. Le regard altier, Théodore Gouvy veille désormais sur la commune de Hombourg-Haut depuis qu’une statue à son effigie, réalisée par Christian Fuchs, a été dévoilée, ce jeudi 4 juillet. « Il s’agit, pour nous, d’un moment historique, a rappelé Laurent Muller, le maire, lors de l’inauguration officielle. Tous ceux qui traversent notre ville pourront maintenant découvrir notre compositeur et s’intéresser à sa musique. Grâce à cet événement, nous prouvons, une fois de plus, qu’Hombourg-Haut est une ville de patrimoine et de culture. »

30 ans au service du compositeur

Le dévoilement de cette statue est l’aboutissement d’un projet communal mené afin de célébrer le bicentenaire de la naissance de Gouvy. Mais c’est surtout celui d’une vie pour Sylvain Teutsch, président de l’Institut Gouvy, qui œuvre depuis 30 ans pour la reconnaissance du travail de l’artiste hombourgeois.

« Je ne peux dire ma fierté et mon émotion devant cet hommage rendu à notre illustre concitoyen, a-t-il exprimé. Connu et reconnu de son vivant, je suis heureux qu’il le redevienne aujourd’hui. Le ministère de la Culture a retenu son bicentenaire dans les commémorations nationales de 2019. Sa musique est jouée en France et en Allemagne et nous comptons de plus en plus de fidèles qui aiment son travail. Que rêver de mieux, si ce n’est encore plus de concerts ! » A l’image de celui donné, en soirée, à la collégiale Saint-Etienne par l’Orchestre national de Metz, dirigé par Jacques Mercier, qui a connu un grand succès.

Un honneur pour ses héritiers

Xavier Durteste et Yann Gouvy, ses héritiers, confirment : « Nous ne pouvons que remercier l’Institut Gouvy et la municipalité pour cet honneur fait à notre famille. Christian Fuchs a parfaitement su trouver l’âme de Théodore. Grâce à vous tous, il redevient un grand homme. »

Né Prussien, ayant vécu la majeure partie de sa vie en France, Gouvy incarne idéalement le territoire de Moselle-Est, comme l’a rappelé Christophe Arend, député de Forbach. Pour Didier Martin, préfet de la Moselle, « c’est même l’amitié franco-allemande que l’on doit célébrer aujourd’hui, à travers le dévoilement de cette statue. C’est une grande figure de l’Histoire que nous mettons à l’honneur. Au même titre qu’un Schumann. Nous pouvons être fiers de leur héritage. »

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Le Républicain lorrain - 04/07/2019

Mise en ligne le 16/07/2019

Restaurer la dignité des Malgré Nous

Restaurer la dignité des Malgré Nous

Le député Christophe Arend et Laurent Kleinhentz, maire de Farébersviller et historien, veulent « réparer les erreurs de l’Histoire » en faisant reconnaître la souffrance des incorporés de force, lors des deux guerres mondiales, mais aussi de leurs familles.

C’est une histoire douloureuse, celle du sort de ceux que l’on appelle les ''Malgré Nous''. Ces Mosellans et Alsaciens, incorporés de force dans l’armée allemande, pas seulement lors de la Seconde guerre mondiale, comme on a trop tendance à le croire, mais aussi lors du premier conflit. Certes, ces territoires avaient été cédés à l’Allemagne après la défaite de 1871, et les habitants sont nés allemands, mais « pour la plupart, leur cœur restait français », explique Laurent Kleinhentz, maire de Farébersviller et historien. Ils furent 380 000 lors du premier conflit mondial à être enrôlés dans l’armée allemande et, pour la plupart, envoyés sur le front de l’Est. Beaucoup ont refusé de combattre leurs ''compatriotes''. Il y a un siècle, le 28 juin 1919, le Traité de Versailles réintégrait la Moselle et l’Alsace dans la souveraineté française.

Mais avec le second conflit mondial, une nouvelle annexion les départements ont subi une nouvelle annexion et, de fait, la mobilisation de conscrits alsaciens et lorrains, « obligés de revêtir cet uniforme exécré, honni, sous peine de représailles ». Ceux qui refusaient « l’embrigadement risquaient la corde » et leurs familles étaient également menacées.

"Rétablir les erreurs de l'Histoire" 

Un groupe de réflexion s’est créé pour porter jusqu’au sommet de l’État cette réflexion sur les ''Malgré eux''. « À l’heure où l’on s’attache à rétablir les erreurs de l’Histoire, il s’agit de parler de faits qui restent encore trop méconnus », explique Christophe Arend. « Nous devons redonner leur fierté aux Mosellans, restaurer la dignité de ces Malgré-Eux des deux guerres. » Le député évoque également la dissolution de la Fondation entente franco-allemande (Fefa), structure créée en 1981 pour indemniser les incorporés de force Alsaciens et Mosellans. « Il faut qu’il y ait une reconnaissance du drame des Malgré-Nous, pour qu’ils puissent être considérés comme victimes de guerre. » Un courrier doit être adressé en ce sens au président de la République, avant l’étude éventuelle d’un texte de loi.

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Le Républicain lorrain - 27/06/2019

Crédit photo : Michel LEVILLAIN 

Mise en ligne le 16/07/2019

Neuf renforts de gardiens de la paix au commissariat de police de Forbach

Ils étaient attendus de longue date. Neuf gardiens de la paix stagiaires viennent d’être affectés au commissariat de police de Forbach. Ils intègrent la toute nouvelle BST (brigade spécialisée de terrain) pour travailler en proximité au Wiesberg et à Bellevue, deux quartiers dits de reconquête républicaine.

La réforme de la sécurité du quotidien produit ses effets à Forbach. Le commissariat de police vient d’obtenir les renforts de neuf gardiens de la paix stagiaires. Un dixième est même prévu pour bientôt. « Votre arrivée est un événement. Vous étiez très attendus », assure Carole Despres, commissaire, lors de l’intronisation des recrues ce lundi. Les effectifs de police de Forbach étaient trop justes depuis longtemps, malgré le classement en zone de sécurité prioritaire (ZSP) depuis 2013. Ces nouveaux policiers vont intégrer une toute nouvelle unité : la BST, soit la brigade spécialisée de terrain, qui est commandée par l’expérimenté brigadier-chef Sébastien Joly.

Pour une expérimentation au Wiesberg et à Bellevue

« Votre mission sera d’assurer la sécurité au quotidien dans deux quartiers de Forbach en particulier : le Wiesberg et Bellevue. Ce sont deux quartiers classés QRR (quartiers de reconquête républicaine). Ce sont d’ailleurs les seuls QRR de Moselle », précise Philippe Tireloque, directeur départemental de la sécurité publique et coordonnateur de la zone de défense et de sécurité Est. Didier Martin, préfet de la Moselle, rappelle les missions de cette BST de Forbach : « Ce sera un travail de proximité afin de renforcer le lien entre police et population. Il y aura un partenariat avec les institutions comme la municipalité, les bailleurs sociaux, des associations intermédiaires… Vous allez tester une nouvelle méthode de travail. Le ministère de l’Intérieur compte beaucoup sur cette expérimentation ». Bien entendu, les gardiens de la paix participeront aussi à des missions d’investigation ou de recueil de renseignements opérationnels.

Formés à l'école nationale de police de Nîmes 

Certaines de ces nouvelles recrues ont déjà une expérience d’agents de sécurité. Ces nouveaux policiers sont d’origines géographiques très différentes. Ils ont été formés à l’école nationale de police de Nîmes. Avec eux, l’effectif total du commissariat de police de Forbach est désormais d’environ 110 fonctionnaires. Cinq mutations sont encore attendues pour septembre. Christophe Arend, député, et Laurent Kalinowski, maire de Forbach, étaient présents lors de la présentation de ces renforts au commissariat. Ils ont insisté sur leur volonté d’élus de travailler « en collaboration avec les forces de police en faveur de plus de sécurité au quotidien ».

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Le Républicain lorrain - 24/06/2019

Mise en ligne le 16/07/2019