Réouverture de la frontière : les habitants se sentent libérés à Schœneck

La réouverture des frontières a été un événement commenté dans l’actualité internationale. Elle a surtout été un soulagement pour les habitants du secteur, comme dans le village de Schœneck, frontalier de Gersweiler. Selon le maire, cette période de crise dans la relation franco-allemande laisse un goût amer.

17 juin 2020 à 12:00 | mis à jour hier à 16:13 - Temps de lecture : 2 min

Ce lundi 15 juin, les frontières se sont définitivement rouvertes. À Schœneck, l’événement n’est pas passé inaperçu. La chaîne de télévision France 24, spécialisée dans l'actualité internationale, s’est déplacée dans la commune, à la limite de la frontière, pour assister à ce moment fort. Sur place, la chaîne a également rencontré le maire Gabriel Bastian , ainsi que ses adjointes Béatrice Falk et Édith Reichert. Et pour montrer à quel point la frontière entre l’Allemagne et la France est mince, le journaliste présentateur, François Picard, s’est tenu, un pied en Allemagne et l’autre en France, devant le panneau Schœneck.

« Une barricade sur une centaine de mètres »

Le maire Gabriel Bastian est revenu sur la fermeture des frontières : « Sans prévenir, les autorités allemandes sont venues installer le barrage. Je dirai même une barricade sur une centaine de mètres en plein milieu de la route départementale pourtant française. D’une seconde à l’autre, le passage n’était plus possible. D’un coup, toutes les frontières étaient bouclées. »

Gabriel Bastian a aussitôt prévenu le député de Forbach Christophe Arend. « Il a immédiatement appelé les autorités allemandes. 100 mètres de barrières ont été démontés dès le dimanche 22 mars par la police allemande, même si elle a laissé une fermeture des deux côtés. Dans un premier temps, les frontaliers devaient passer à la Brême d’or pour aller au travail. Par la suite, ils ont ouvert le côté allemand afin de permettre, avec autorisation de l’employeur, aux salariés d’usines, hôpitaux, commerces, restaurants, bureaux et entreprises, de passer. Nous avons quand même 600 Allemands qui habitent notre commune dont beaucoup travaillent en Sarre. »

Une libération

La réouverture de la frontière à Schœneck a ainsi été vécue comme une véritable libération pour les habitants qui ont l’habitude de passer en Sarre. Ils peuvent à nouveau s’y promener, aller chez le médecin, faire du shopping, revoir les amis et les familles.

Cette fermeture des frontières a été très mal vécue par les habitants et l’attitude de certains Allemands a particulièrement déplu et attristé. « Nous avons entendu des phrases du genre : on ne veut plus de Français. Nous sommes devenus indésirables. C’est le gouvernement fédéral allemand qui a ordonné la fermeture des frontières et c’est bien la police fédérale allemande qui a fait installer les barrières et pas les autorités sarroises », ajoute le maire, déçu de l’Europe. Il ressent une forme d’injustice. « Pendant plusieurs semaines, les Allemands ont pu entrer en France et en sortir comme ils voulaient. »

Une période qui, selon Gabriel Bastian, a laissé comme les séquelles d'une blessure.

 

Le Républicain lorrain - 17/06/2020

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Mise en ligne le 19/06/2020

Freundschaftsbaum gepflanzt

Freundschaftsbaum gepflanzt

Rotary Club setzt Zeichen für die deutsch-französische Freundschaft

SAARBRÜCKEN Einen Tag nach der vollständigen Grenzöffnung zwischen Deutschland und Frankreich pflanzte der grenzüberschreitende „Rotary Club Forbach-Goldene Bremm-Saar“ (RC FGBS) in Anwesenheit des Staatssekretärs und Bevollmächtigten für Europaangelegenheiten des Saarlandes, Roland Theis, und des Forbacher Abgeordneten und Vorsitzenden der deutsch-französischen Parlamentariergruppe in der französischen Nationalversammlung, Chris­tophe Arend, einen Freundschaftsbaum im Deutsch-Französischen Garten in Saarbrücken.

Pünktlich zur Grenzöffnung trafen sich die deutschen und französischen Rotarier zum ersten Mal nach vier Monaten und griffen zum Spaten.

„Die Corona-bedingte Grenzschließung zwischen dem Saarland und Lothringen, die Rückkehr von Ressentiments und die zum Teil schwierige Situation für Berufspendler haben uns in den letzten Monaten sehr beunruhigt. Die inzwischen erfolgte Öffnung aller Grenzübergänge und die Einstellung der Grenzkontrollen sind wichtige Signale für ein friedliches Miteinander im Herzen Europas. Mit unserer Baumpflanzaktion wollen wir ein Zeichen für Freundschaft und Toleranz setzen“, erklärte Christine Klos, Präsidentin des RC FGBS.

So lautet auch die am Baum angebrachte zweisprachige Botschaft: „Die deutsch-französische Freundschaft kennt keine Grenzen! L’amitié franco-allemande ne connaît pas de frontières !“ Gleichzeitig wolle der Club mit der Pflanzung des bienenfreundlichen Tausendblütenstrauchs einen Beitrag zum Klimaschutz leisten, sagte Klos.

Wie wichtig diese symbolische Baumpflanzaktion ist, hat die Teilnahme von Arend und Theis gezeigt. Beide Politiker begrüßten das Engagement des Rotary Clubs und hoffen auf zahlreiche weitere Initiativen zur Förderung der deutsch-französischen Freundschaft und Zusammenarbeit in der Grenzregion.

Angesichts der sehr schwierigen Lage in einigen Regionen Frankreichs, insbesondere im grenznahen „Grand Est“, beteiligte sich der Rotary Club bereits im April mit jeweils 3 000 Euro sowohl an einer nationalen Spendenaktion für das Forschungszentrum „Institut Pasteur“ als auch an einer lokalen Hilfsaktion in Form von Spenden von Schutzbrillen und Schutzkleidung für Krankenhauspersonal und Altersheime in der Grenzregion. Auch der Forbacher Feuerwehr dankte der Club zu Ostern für ihren unermüdlichen Einsatz in Form eines Schokoladenpräsents im Wert von 500 Euro. red./jb

 

Wochenspiegel - 17/06/2020

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Mise en ligne le 19/06/2020

Un arbre planté pour réaffirmer l’amitié franco-allemande

À l’initiative du Rotary club Forbach Goldene-Bremme Saar, un arbre a été planté au jardin franco-allemand, ce mardi, afin de célébrer la réouverture des frontières. Christophe Arend, député de Forbach et Roland Theis, secrétaire aux affaires européennes du Land de Sarre, ont été à la manœuvre.

Par Emilie PERROT - 16 juin 2020 à 18:30 | mis à jour à 18:51 - Temps de lecture : 2 min

Le jardin franco-allemand de Sarrebruck compte un nouvel arbre depuis ce mardi. Celui-ci rappellera aux visiteurs cette période de crise de 2020 quand les frontières entre la France et l’Allemagne ont été fermées et célébrera désormais les retrouvailles entre les deux pays amis. « Nous voulions un signe fort qui marque la réouverture des frontières après cette épidémie du Covid-19, a indiqué Christine Klaus, présidente du Rotary club Forbach Goldene-Bremme Saar, à l’initiative de l’action. Nous sommes le seul club dont les membres sont français et allemands et qui font preuve d’une très belle unité. Nous avons vécu plusieurs mois difficiles dans les relations franco-allemandes et tout cela est désormais derrière nous. Notre devise est “l’amitié franco-allemande ne connaît pas de frontières”. Elle n’a jamais été autant d’actualité. »

Un nouvel élan après la crise

Pour planter cet arbre, deux défenseurs de l’amitié entre la Moselle-Est et la Sarre : Christophe Arend, député de Forbach et Roland Theis, secrétaire aux affaires européennes du Land de Sarre. « Cet arbre est symbole d’espoir. Pendant trois mois, des familles ont été séparées, des entreprises ont tourné au ralenti, notre mode de vie a été chamboulé. Il nous faut désormais donner un nouvel élan à ces relations franco-allemandes qui font la richesse de notre territoire, a soulevé Roland Theis. Je suis optimiste, nous allons y arriver. »

Christophe Arend est, lui, revenu sur les nombreuses tractations qui ont mené à cette réouverture des frontières. « Je les associe à un accouchement dans la douleur. Mais maintenant que nous y sommes parvenus, nous devons nous tourner vers l’avenir. Pour ma part, je n’aurai de cesse de rappeler que Paris et Berlin n’ont pas à imposer leurs mesures sur notre territoire sans nous avoir consultés. Nous sommes les mieux placés pour savoir de quoi les habitants ont besoin. »

Les visiteurs pourront trouver ce nouvel arbre à quelques mètres de l’ancien restaurant Alsace.

 

Le Républicain lorrain - 16/06/2020

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Mise en ligne le 19/06/2020

Enfin ! La frontière franco-allemande rouverte, élus, commerçants et... fumeurs ravis

Ça m'avait manqué!": la frontière entre la France et l'Allemagne a rouvert dans la nuit de dimanche à lundi, un "soulagement" pour les fumeurs français, mais aussi pour les commerçants allemands et les élus de cette zone frontalière où les échanges sont particulièrement nombreux.

A 07H30, sur le quai de la station de tramway Port du Rhin, la dernière station en venant du centre de Strasbourg avant l'Allemagne, trois femmes, cigarette à la main et masque baissé sur le cou, discutent de la réouverture de la frontière, avec un même objectif: s'approvisionner en cigarettes, "moins taxées en Allemagne qu'en France".

Dans le tram, lors de la traversée du pont qui enjambe le Rhin, les têtes se tournent vers les fenêtres, avec la vue sur le fleuve en contrebas.

La frontière est rouverte depuis minuit, le passage se fait sans encombre: plus besoin de montrer d'attestation aux policiers allemands à l'arrivée à Kehl, ville frontalière de Strasbourg, ni de justifier son identité.

Devant les bureaux de tabac, des files d'attente se forment rapidement.

- "Trois fois moins cher" -

"Je suis venu chercher mes cigarettes, c'est trois fois moins cher qu'en France!", relève Yacoub Merzyac, qui apprécie de pouvoir "reprendre une habitude" qui lui avait "manqué".

"Bien sûr que nous sommes soulagés et contents", sourit Ria Schimkus, buraliste dans la rue principale de Kehl. "Ces trois derniers mois, c'était hyper calme, 80% de notre clientèle vient de France."

Autre exemple de commerces allemands prisés par les Français frontaliers: les drogueries.

"Ces trois derniers mois, c'était calme dans nos magasins", se rappelle Carmen Göppert, responsable de 20 magasins DM de la zone frontalière. "Nos employés étaient malgré tout occupés car il y a eu du coup beaucoup de commandes en ligne de la part de Français."

Un retour des Français dans les commerces allemands dont se réjouissent les coprésidents de l'assemblée parlementaire franco-allemande Andreas Jung (CDU) et Christophe Arend (LREM) dans une déclaration commune.

"Les dernières semaines ont montré qu'on ne peut tout simplement pas établir une séparation artificielle entre nos deux pays sans affecter durement le vivre ensemble et le marché intérieur", insistent-ils.

La réouverture de la frontière allemande était d'autant plus attendue qu'une incertitude a longtemps pesé sur sa date exacte. 

En effet, les autorités allemandes avaient annoncé la semaine passée vouloir rouvrir la frontière le 15 juin comme prévu, mais seulement à... 23H59, soit presque 24 heures après leurs collègues français. Avant de finalement s'aligner ce week-end sur une réouverture dimanche soir à minuit.

- "De nouveau l'Europe" -

Symbole de l'importance de cette réouverture de la frontière pour les édiles locaux, Alain Fontanel (LREM) et Jean-Philippe Vetter (LR), alliés pour le second tour des municipales à Strasbourg, ont organisé un "Stammtisch de l'amitié franco-allemande" (une sorte de verre de l'amitié alsacien), sur la passerelle Mimram au-dessus du Rhin, à minuit dimanche soir, au moment où la frontière était rouverte.

Les restrictions imposées, dont la fermeture de la frontière, "étaient nécessaires dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Grâce à ces mesures, nous avons sauvé des vies", a martelé Thomas Strobl, vice ministre-président et ministre de l'Intérieur du Bade-Wurtemberg, région frontalière de l'Alsace.

"La réapparition de la frontière a pu choquer. Nous devons en tirer des leçons, si jamais ça se représente, pour gérer encore mieux ensemble" la crise, a estimé de son côté Jean Rottner, président de la région Grand Est. Celui-ci a par ailleurs rappelé que l'Allemagne avait apporté une aide précieuse aux hôpitaux alsaciens et lorrains en accueillant des patients transférés. "La connaissance mutuelle que nous avons les uns des autres, l'amitié qui nous unit, ont permis très tôt dans la crise de partager cette aide entre nos hôpitaux et nos pays".

Dans les faits, certains travailleurs frontaliers avaient toutefois observé ces derniers jours de moins en moins de contrôles de chaque côté de la frontière.

Parmi eux, Thomas Kaybaki traversait à vélo deux fois par jour le pont sur le Rhin, avec l'attestation de son employeur lui autorisant le passage. Depuis le déconfinement le 11 mai, "j'ai été contrôlé seulement deux fois, une fois du côté allemand, une fois du côté français", s'étonne-t-il.

Vivre de nouveau ensemble, pouvoir de nouveau consommer dans le pays voisin... "C'est bien que nous soyons de nouveau l'Europe", conclut Carmen Göppert.

 

Boursorama - 15/06/2020

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Mise en ligne le 16/06/2020

Réouverture des frontières : «Réunis pour qu’une fermeture ne puisse plus se reproduire !

Les représentants de l’Eurodistrict SaarMoselle se sont réunis, ce lundi 15 juin, sur le pont de l’Amitié à Grosbliederstroff, à l’occasion de la réouverture des frontières. Ils souhaitent que des restrictions comme celles des dernières semaines, qui ont laissé un goût amer du côté des habitants frontaliers, ne soient plus jamais acceptées.

Par Charles SIBILLE - Hier à 17:00 | mis à jour à 17:18 - Temps de lecture : 3 min

« Nous sommes heureux qu’après des mois où notre quotidien a été entravé par des frontières pour la plupart fermées, nous fassions aujourd’hui un grand pas vers la normalité ! » Réunis sur le pont de l’Amitié reliant Grosbliederstroff et Kleinbliederstroff, où se dressaient il y a quelques jours encore des barrières, les représentants allemands et français du Groupement européen de coopération territoriale (GECT) Eurodistrict SaarMoselle célèbrent l a levée des contrôles aux frontières et la restauration de la liberté de circulation en ce lundi matin. Et ce, au lendemain du 35e anniversaire des accords de Schengen , bafoués durant cette crise sanitaire.

Les représentants du GECT Eurodistrict SaarMoselle se sont réunis ce lundi 15 juin sur le pont de l’Amitié à Grosbliederstroff, pour la levée des contrôles aux frontières et la restauration de la libre circulation. Photo RL /Thierry NICOLAS

Des destins liés

« La fermeture de la frontière a impacté la vie familiale, sociale, culturelle, économique et commerciale de tout un territoire interdépendant, souligne Pascal Weisslinger, maire de Grosbliederstroff. Nous sommes un bassin de vie commun et nos destins sont liés. »

Les élus locaux français et allemands se sont adressés durant de longues semaines à Paris et Berlin afin de parvenir à une ouverture rapide des frontières : grâce à leur mobilisation, les barrières avaient d’ailleurs été levées un peu avant l’heure en Moselle-Est, le 16 mai dernier.

« On a cassé cinquante ans d’amitié ! »

Si la vie semble avoir repris progressivement ses droits en ce lundi matin, à la vision des joggeurs, badauds et familles déambulant sur la passerelle, tout cet épisode a inévitablement laissé derrière lui un goût amer…

Le pont de l’Amitié est à nouveau ouvert entre Grosbliederstroff et Kleinbliederdoff. Les Français sont nombreux à retourner en Allemagne.   Photo RL /Thierry NICOLAS

« Ces barrières ont été érigées sans que personne ne soit prévenu. Tout a été si brutal ! En quelques heures, cinquante années d’amitié ont été cassées, s’insurge Raymond Ott, retraité français qui a travaillé toute sa vie en Allemagne. Croire qu’une frontière peut stopper un virus, c’est une aberration ! » Son voisin Klaus Rupp ajoute : « J’ai été choqué par les tensions ressenties. Certains actes et mots ( du ministre de l’Intérieur de la Sarre Klaus Bouillon ) nous rappellent de mauvais souvenirs du passé  »

Raymond Ott et Klaus Rupp se disent « choqués » des barrières mises en place à la frontière durant le confinement.   Photo RL /Charles SIBILLE

À quelques pas d’eux, Lucien ne traversera pas aujourd’hui la passerelle à vélo, comme à son habitude, « en guise de protestation. Ils nous ont assez embêtés pendant trois mois !, souffle-t-il. Ça va mettre un peu de temps à cicatriser… »

En guise de protestation, Lucien ne passera pas ce lundi la passerelle à vélo en direction de l’Allemagne.   Photo RL /Thierry NICOLAS

Des demandes formulées par les élus

Pour les représentants du GECT Eurodistrict SaarMoselle, « des restrictions comme celles des dernières semaines et des derniers mois ne seraient pas acceptables en cas de nouvelle crise. Nous allons œuvrer pour que la confiance soit rétablie là où des craintes ont été suscitées, pour renforcer le vivre ensemble, là où les uns se sont éloignés des autres.  »

Pascal Weisslinger, maire de Grosbliederstroff (à g.), en compagnie des députés Christophe Arend et Nicole Trisse. Photo RL /Thierry NICOLAS

C’est pourquoi les représentants du GECT Eurodistrict SaarMoselle ont formulé un certain nombre de demandes : l’implication des régions frontalières et du comité de coopération (créé en vertu du traité d’Aix-la-Chapelle) avant que des décisions de grande portée ne soient prises, des réglementations spécifiques pour le trafic frontalier dans l’Eurodistrict SaarMoselle, l’assistance médicale mutuelle à travers les frontières sans obstacles bureaucratiques… En espérant que cette crise serve de leçon et contribue à renforcer l’Eurodistrict SaarMoselle.

 

Le Républicain lorrain - 15/06/2020

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Mise en ligne le 16/06/2020