Quartier Wiesberg à Forbach : le point sur plusieurs nuits agitées

Cela va faire presque une semaine que les incendies se succèdent dans le quartier du Wiesberg à Forbach.

Les premiers feux ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Depuis, chaque nuit, les pompiers doivent intervenir pour des incendies de poubelles, d'encombrants, ou encore de voitures.

Samedi dernier, les pompiers et les forces de l'ordre ont même été agressés et caillassés par les fauteurs de trouble. Un mineur a été interpellé.

Une enquête est en cours, dirigée par le Procureur de Sarreguemines.

La police et les services de l'Etat au front 

Pour faire face à cet épisode de feux nocturnes successifs, le commissariat de police de Forbach a réorganisé les horaires de ses fonctionnaires pour augmenter les effectifs durant la nuit. C'est ce que nous explique le sous-préfet de Forbach, Claude Dulamon.

A chaque intervention des pompiers, les forces de l'ordre sont également là pour les protéger. Le sous-préfet suit bien sûr de très près cette affaire tout comme le préfet Didier Martin.

La réaction du député Christophe Arend 

Lui aussi s'informe de ce qu'il se passe dans le quartier forbachois.

Selon lui, il s'agirait d'un petit groupe de jeunes qui n'acceptent pas l'autorité et la présence de la police pour le dispositif de Quartier de Reconquête Républicaine dont fait partie le Wiesberg. Le démantèlement du trafic de stupéfiants et la grosse saisie de cet été y est peut-être aussi pour quelque chose.

Même si le député Christophe Arend condamne fermement les actes de violence, il souligne néanmoins un fait positif. Des habitants seraient déjà intervenus pour éteindre eux-mêmes certains incendies et descendraient dans la rue pour soutenir les policiers. Un effet positif de la police de sécurité du quotidien et des 9 recrues venues cet été ? Possible.

En attendant que la situation s'apaise, pompiers et policiers se préparent chaque soir à devoir intervenir.

Cédric Kempf 

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Radio Mélodie - 24/10/2019

Mise en ligne le 31/10/2019

Podcast : Europa im Großen und im Kleinen

Podcast : Europa im Großen und im Kleinen

"Sich ehrlich machen": Europa im Großen und im Kleinen

Podcast - saarland.pod - Der Politikpodcast des Saarländischen Rundfunks | 24.10.2019 | Dauer: 00:53:05 | SR 2 - Lisa Huth

Themen ;

Wenn die USA ihre Rolle als "Weltpolizist" allmählich aufgeben - wer soll diese dann übernehmen? Europa? Diese Frage steht im Mittelpunkt der zweiten Oktober-Ausgabe 2019 des saarland.pod, des Politik-Podcast des Saarländischen Rundfunks. Zum Thema äußern sich die Europa-Experten Kathrin Herres von Europe Direkt in Saarbrücken, Christophe Arend, Abgeordneter in der Pariser Nationalversammlung und SR-Landespolitikchef Michael Thieser. Die Gesprächsleitung hatte Lisa Huth.

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Mise en ligne le 31/10/2019

La FNACA a tenu son assemblée générale

Jean-Paul Messmer, président de la FNACA (Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie), entouré de son comité, a tenu son assemblée générale ordinaire et extraordinaire dimanche à la salle des fêtes, en présence de Christophe Arend, Carmen Diligent, Alexandre Cassaro, Camille Genser, Roland Gross, Claude Petit et Marie-Antoinette Gerolt ainsi que de nombreux représentants d’associations patriotiques.

Au cours de l’assemblée générale extraordinaire, les membres ont approuvé à l’unanimité les modifications apportées aux statuts. Au cours de l’assemblée générale ordinaire qui a suivi ont été lus le procès-verbal de l’assemblée générale du 27 octobre 2018 et le rapport moral et d’activité, le rapport financier et le rapport des réviseurs aux comptes.

Le tiers-sortant a présenté sa démission et a été reconduit dans ses fonctions. La composition du bureau sera arrêtée lors de la prochaine réunion de bureau du lundi 4 novembre à 16 h, au château Barrabino.

Forte de ses 280 000 membres sur le plan national, la FNACA est la plus importante association d’anciens combattants de la troisième génération du feu, ceux qu’on appelle « les anciens d’AFN ». Le comité local compte 99 membres.

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Le Républicain lorrain - 22/10/2019

Mise en ligne le 31/10/2019

Retraites, PMA, immigration : les devoirs de rentrée des députés mosellans

Retraites, PMA, immigration : la rentrée des députés s’annonce chargée. Tour d’horizon des dossiers nationaux (1) et locaux (2) qui occuperont plus particulièrement les neuf députés de la Moselle au cours des semaines et des mois à venir. 

Brahim Hammouche, député de la 8e circonscription Commission des affaires sociales et commission spéciale sur la bioéthique – Modem

• 1/ La lecture du projet de loi bioéthique a été lancée ce mardi 24 septembre. La commission transdisciplinaire, constituée spécialement et qui sera dissoute à l’adoption du texte, compte 72 parlementaires. Ils travaillent à la révision, comme tous les sept ans, des textes de loi bioéthique. Extension de la PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de femmes et aux femmes seules, filiation, accès aux origines, recherche sur les embryons, neurosciences, intelligence artificielle, données sur la santé… les questions sont multiples et les réponses pas moins sensibles. 32 articles seront examinés durant trois semaines, pour lesquels « un travail trans-partisan a été accompli », pense le député qui espère ne pas voir les débats se politiser dans l’hémicycle.La commission des affaires sociales se penche avant tout sur les retraites. « Au-delà de la “simple” réforme du régime de retraite, il s’agit d’une réforme plus générale de solidarité et de justice, y compris ajustée aux parcours individuels : les parcours heurtés y gagneront. Il faut accompagner cette réforme de nouveaux usages, comme l’instauration d’une retraite progressive pour ceux qui l’appréhendent, comme l’accompagnement des seniors en les formant, par exemple, à transmettre leur métier. »Le président de la mission d’information sur la santé mentale a enfin remis son rapport le 18 septembre qui constate « l’état catastrophique de la prise en charge de la santé psychique en France » et propose une réorganisation territoriale.• 2/ « Localement, j’accompagne les salariés de British Steel dans le dossier Ascoval, et je suis les questions industrielles comme l’après hauts-fourneaux. La santé bien sûr, avec une bonne probabilité d’obtenir pour l’hôpital de Hayange le label “Hôpital de proximité”, qui devrait en renforcer les moyens. L’environnement sera enfin le vecteur d’une transition écologique et économique de la vallée. »

Belkhir Belhaddad, député de la 1re circonscription Commission des affaires sociales – LREM

• 1/ « Je m’implique depuis un an aux côtés de Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire chargé de mener la réforme des retraites. C’est un vrai projet de société, un sujet passionnant. Aujourd’hui, rien n’est ficelé. Les grands axes sont connus. L’idée maîtresse, c’est de créer un régime universel (contre 42 actuellement, ndlr), qui maintienne et renforce les solidarités actuelles. Le président de la République s’est par exemple engagé sur le fait qu’il sera impossible à l’avenir d’avoir une pension inférieure à 1 000 euros par mois quand on a travaillé toute sa vie à temps plein. Il faut avoir à l’esprit que le modèle actuel génère des inégalités. Tout cela va se construire dans le temps, et avec les Français. J’ai été nommé rapporteur pour avis sur le budget 2020 sur la question des réserves. Il y a 140 milliards d’euros dans les caisses. L’alignement des régimes pose la question de leur devenir. Je suis au stade de la consultation. Une projet de loi sera présenté au début de l’année 2020, pour une entrée en vigueur de la réforme progressive à partir de 2025. Nous nous donnons 15 ans. »

• 2/ « J’organise à Metz, le 18 octobre, un grand débat sur les retraites, ouvert à tous. Plus globalement, un député a un rôle d’écoute et d’accompagnement des élus locaux. Nous devons être une courroie de transmission. Mon rôle est aussi de bâtir les futurs majorités, dans les villes et les intercommunalités. A Metz, les candidatures sont toutes légitimes. Chacun est en capacité de porter un projet pour la ville, mais je ne souhaite pas d’échappée solitaire. Cela n’a jamais fait gagner une ville, ce serait une stratégie suicidaire. Il faut que la Commission d’investiture tranche très rapidement. »

Ludovic Mendes, député de la 2e circonscription Commission des lois – LREM

• 1/ « Membre de la commission aux affaires étrangères, j’ai demandé à changer. Je m’épanouis beaucoup plus dans la commission des lois où les sujets abordés sont plus globaux. Je suis membre du groupe de travail asile et immigration. Un autre groupe de travail est consacré à la laïcité et la place de l’Islam en France. Nous devons rendre un rapport informel au président Macron qui nous a demandé de travailler sur ce sujet.Je conduis également une mission d’information sur l’usage du cannabis en France. Enfin, je travaille sur un dernier sujet : la prostitution et le proxénétisme. Ce sont des sujets assez variés et compliqués. Dans le cadre de la future loi sur l’économie sociale et solidaire, je suis président d’un groupe d’études sur les déchets. Je me déplace beaucoup pour rencontrer des acteurs, je rendrai mes conclusions avant la fin de l’année. Je regarde également de près les sujets qui sont dans l’actualité : la réforme des retraites et la loi sur la bioéthique. Pour le premier, je suis régulièrement interpelé par les citoyens de ma circonscription. »

• 2/« Je vais faire la proposition de créer un campus numérique à Metz qui permette de valoriser toutes les structures numériques de la ville. Il faut également accompagner le budget des communes. Et puis tout le monde parle beaucoup des municipales. Nous accompagnons ceux qui le souhaitent, on reste à l’affût de ce qui se passe sur les communes de la circonscription. »

Richard Lioger, député de la 3e circonscriptionCommission des affaires économiques – LREM

• 1/ « Je rédige pour la troisième année d’affilée le rapport concernant les organismes de recherche pour le projet de loi de finances. J’auditionne l’Inserm, l’Inra, le CNRS, le Centre national d’études spatiales (Cnes) afin de suivre l’évolution de ce que leur donne l’Etat. Cela ne se sait pas suffisamment mais on augmente régulièrement les subventions. Le budget du Cnes a ainsi augmenté de 17% tant les enjeux sur l’espace sont colossaux. J’ai également publié un rapport au mois de juillet sur le suivi de la loi Elan. Nous devons suivre de près les textes dont nous avons été les rapporteurs et faire en sorte que les délais entre la promulgation de la loi et les décrets d’application soient courts. Bien sûr, je suis aussi de près les réformes sur les retraites, la bioéthique et l’immigration pour laquelle le chef d’Etat a souhaité consacrer un grand débat. Nous devons rester très vigilants pour ne pas que de fausses informations circulent sur ce sujet. La Moselle, terre d’accueil est particulièrement concernée. Ces trois sujets qui vont nous occuper durant cette rentrée ont tous des déclinaisons ici en Moselle. »

• 2/ « Un peu par obligation et par tropisme, je suis le sujet de l’université. J’ai été l’un des premiers à réagir à ce que je considère comme une maladresse (déséquilibre entre Metz et Nancy au sein de l’Université Lorraine, ndlr). Les deux compétences que j’exerce en tant que député, à savoir la recherche et l’urbanisme, se déclinent au local. J’ai participé à la visite de Bruno Le Maire sur ma circonscription pour parler de développement économique. »

Fabien Di Fillipo, député de la 4e circonscription Commission des affaires économiques – LR

• 1/ « Il y a clairement une phase de léthargie du gouvernement, depuis la naissance des “gilets jaunes” : aucune réforme stratégique n’a été votée depuis la fin de l’an dernier, dans une sorte de calcul consistant à bloquer l’avancée des sujets majeurs jusqu’aux élections municipales de 2020. Le projet de loi incluant la PMA va contribuer à fracturer la société. Je m’y oppose depuis le début, craignant clairement une marchandisation des corps. Le débat budgétaire, lui, sera crucial : il n’y a eu aucune économie réelle, notamment sur les dépenses sociales ou le déficit de la Sécurité sociale, et j’estime que le gouvernement endette aujourd’hui notre pays deux fois plus rapidement que sous François Hollande, alors même qu’une stabilité économique est revenue au niveau mondial. »

• 2/ « Je continue de défendre plusieurs propositions de loi : l’une sur la reconnaissance de l’investissement des bénévoles d’associations, qui mériteraient selon moi l’octroi de trimestres de retraite pour récompenser leur travail, parfois celui d’une vie. Le gouvernement doit aussi revenir vers moi sur la question des militaires mobilisés pour l’opération Sentinelle : je souhaiterais qu’en cas de disparition durant leur mission, ils soient reconnus “morts pour la France”, comme sur un théâtre de guerre à l’étranger, et non “morts pour le service de la Nation”, comme c’est le cas aujourd’hui. Car la guerre contre le terrorisme est totale, et se joue aussi ici. »

Isabelle Rauch, députéE de la 9e circonscription Commission des affaires étrangères – LREM

• 1/ La commission des Affaires étrangères s’est penchée récemment sur le débat sur les migrations, travaille naturellement sur le Brexit. « Les sujets sur lesquels je me concentre davantage sont les conventions bilatérales, entre la France et le Luxembourg évidemment, mais aussi avec l’Allemagne, la Belgique ou le Portugal », explique la députée. Sur le télétravail ? « Ce n’est pas directement un sujet des Affaire étrangères à moins de s’inscrire dans une convention bilatérale. Je suis en contact avec Bercy ou les Affaires européennes pour faire avancer le sujet mais je ne suis pas certaine que la solution passe par des textes de loi. Il faut avant tout simplifier les modalités pour les entreprises comme pour les salariés. Isabelle Rauch rappelle aussi son implication au sein de la délégation aux droits des femmes : « A ce titre je suis très impliquée dans le Grenelle des violences faites aux femmes et je participerai à des événements le 21 octobre dans la région. » Autre sujet : le rapport entre femmes et intelligence artificielle ou comment cette dernière servira, ou non, la cause de l’égalité des sexes.

• 2/ Au local, la députée de Thionville accompagne la demande de création d’un quatrième département au sein de l’IUT de Thionville-Yutz. Elle s’intéresse aussi logiquement aux questions touchant la mobilité, et à tout ce qui fait le quotidien de la population. « Le SAV, ou toujours l’évaluation sur le terrain des politiques décidées au national me semble primordial. »

Hélène Zannier, députée de la 7e circonscription Commission des lois – LREM

• 1/ « Le projet de loi sur la bioéthique m’interroge beaucoup. Je n’ai pas encore d’avis tranché et serai donc attentive aux débats, pour rester vigilante sur chacune de ces questions. Les réformes de l’Assemblée nationale, elles, vont se poursuivre : certaines ont déjà eu lieu, comme l’instauration d’un nouveau règlement de l’Assemblée qui lui permettra à mon sens d’être plus efficace, et la réduction du temps de parole parfois abusif des députés. Ce projet de loi intègre aussi la baisse du nombre de parlementaires, une promesse de campagne qu’il faut respecter mais sur laquelle j’espère ne pas subir trop de reproches sur le terrain : je risque d’être moins présente sur mon territoire, qui couvre déjà plus de 100 communes et dont les deux extrémités nécessitent un trajet d’1h30 en voiture. »

• 2/ « J’ai défendu le 16 septembre à Paris la candidature de la plateforme de Carling afin qu’elle accueille un projet européen de fabrication de batteries pour véhicules électriques (voir en détails page 37, ndlr). J’estime que c’est le projet le plus structurant de tous pour ce territoire qui doit être redynamisé, et il semble aujourd’hui bien placé parmi ceux des autres régions françaises candidates. Je travaille aussi sur l’amélioration de la mobilité pour freiner l’isolement du secteur rural, la structuration de filières maraîchères locales et à une proposition de loi pour réformer les chambres régionales des comptes, afin qu’elles soient plus facilement saisissables par le citoyen ou des collectifs. »

Christophe Arend, député de la 6e circonscription Commission du développement durable – LREM

• 1/ « La réforme des retraites arrive, et je m’étonne que des salariés comme ceux de la RATP fassent grève alors qu’aucune décision n’a encore été actée à ce sujet. L’idée, c’est qu’un euro cotisé offre le même droit pour tout le monde, dans la limite des pénibilités professionnelles. Je pense que la méthodologie de cette réforme, qui se nourrit de beaucoup de concertations, est la bonne. Le projet de loi d’orientation des mobilités est aussi crucial pour développer les transports de demain, facteurs importants d’égalité des chances et qui doivent aujourd’hui s’étudier par le prisme des jeunes en grève pour le climat. Je me suis jusqu’ici moins impliqué sur le sujet de la bioéthique, mais j’entrerai dans ce débat et suis favorable à l’aide médicale à la procréation (AMP, ou PMA, ndlr). »

• 2/ « J’ai été nommé rapporteur sur le thème “Énergie, climat et après-mines” pour avis, dans le cadre du prochain projet de loi de finances. Objectif : estimer le montant du budget que devrait y consacrer l’État. Je réfléchis plus largement sur ma circonscription à la résolution des dégâts de l’après-mine par les nouvelles technologies. Peut-on convertir la remontée des eaux du bassin houiller en possibilités industrielles ? Israël, d’où je reviens tout juste, réutilise à 90% ses eaux usées une seconde fois, ce qui est remarquable. Je souhaiterais aussi créer un incubateur sur l’innovation de rupture et l’intelligence artificielle, en lien avec le plus gros centre de sécurité data d’Europe situé dans le land de Sarre voisin. Concernant le traité d’Aix-la-Chapelle (qu’il a co-initié, ndlr), le nouveau comité de coopération transfrontalière doit se réunir début octobre pour trouver des solutions aux problématiques transfrontalières quotidiennes. »

Nicole Trisse, députée de la 5e circonscription Commission des affaires étrangères – LREM

• 1/ « Le projet de loi sur la bioéthique doit permettre d’évoluer avec son temps, mais je n’ai pas encore de convictions assez fortes pour en parler à l’heure actuelle. Je les forgerai article par article. Sur les retraites, il faut clairement changer la donne : 42 régimes différents, ce n’est plus possible. Il faut aussi à mon sens mieux intégrer dans les parcours de vie les interruptions professionnelles liées au temps partiel, au congé de maternité ou au chômage. Je crois sincèrement que cette loi générera plus de gagnants que de perdants. Un autre projet de loi sur un meilleur accompagnement des élus locaux me paraît fondamental : leur travail précieux et difficile mérite d’être valorisé, surtout celui des maires ruraux. »

• 2/ « Je défends mon territoire rural, en m’étant par exemple assurée que le tribunal de grande instance de Sarreguemines et l’hôpital de Bitche étaient pérennisés. Beaucoup de personnes m’ont parlé de la maladie de Lyme durant ma campagne législative, j’ai donc initié avec d’autres un groupe de travail sur ce sujet à l’Assemblée nationale, dont je suis co-présidente : il s’agit de donner un réel cadre de prise en charge pour les médecins et les personnes atteintes de ce mal, dont les symptômes peuvent parfois être confondus avec ceux de la fibromyalgie ou de la sclérose en plaques. J’aimerais aussi mettre en place des actions concrètes sur ma circonscription au sujet des violences faites aux femmes, et inviter un membre du gouvernement devant des citoyens de mon territoire pour expliquer la réforme des retraites et apaiser les esprits. »

Par Aurélia Salinas, Justine Demade Pellorce, Gaël Formentin et Arnaud Stoerkler

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La Semaine - 01/10/2019

Mise en ligne le 04/10/2019

Une matinée en mémoire des victimes de la mine

Une matinée en mémoire des victimes de la mine

Préfet, sénateur de la Moselle, députés, maires. La commémoration de toutes les victimes de la mine, dimanche 29 septembre à Ham-sous-Varsberg, a rassemblé des élus du territoire. Tous ont livré un discours empreint d’émotion, en hommage à ceux qui ont fait la France et l’Europe d’aujourd’hui.

Les mineurs renfilent la tenue

Chaque année, à l’occasion de la commémoration des victimes de la mine, l’image est forte : anciens mineurs français et belges renfilent bleu de travail et tenue du fond. Brandissent leur lampe. Et défilent la tête haute, côte à côte, accompagnés de porte-drapeaux et de musiciens de l’harmonie municipale du coin. Un bel hommage pour leurs camarades disparus et célébrés chaque dernier dimanche de septembre, comme le veut la tradition mise en place par la Fédération des mineurs de France Sarre Luxembourg. Après une célébration religieuse en l’église de Ham-Sous-Varsberg, où s’est tenue dimanche la manifestation, le cortège a pris le chemin de la grotte où des gerbes ont été déposées. Dernier arrêt avant la mairie où les élus du territoire, venus en nombre, ont été invités à prendre la parole.

Ils ont dit

Le maire de Ham-sous-Varsberg, Valentin Beck : « Il est de notre devoir de ne jamais oublier les victimes de la mine. Les victimes d’accident mortel mais aussi celles de blessures ou de maladie. »

 Le sénateur de la Moselle, Jean-Louis Masson : « Si ce passé est, sur le plan économique, glorieux, sur le plan humain, il l’est beaucoup moins. C’est pour ça qu’il est important de se souvenir de ceux qui ont laissé leur vie dans leur activité professionnelle, à ceux qui y ont laissé leur santé. »

●  La députée de la 7e  circonscription, Hélène Zannier : « Je suis native de la cité Jeanne-d’Arc. Mon grand-père maternel a perdu un bras dans la mine. Mon grand-père paternel y est mort, en laissant mon père orphelin à deux ans, et qui est devenu boutefeu par la suite. Alors oui, les familles des victimes sont encore là. Il faut pouvoir transmettre cela à nos enfants. Oui, nous avons redressé la France, et plus généralement l’Europe, mais nous en avons payé un lourd tribut. »

●  Christophe Arend, député de la 6e  circonscription : « Je me souviens du 25 février 1985. De mon père, en tenue de mineur, qui a dit “ça a pété à Simon. Il faut que j’y aille”. Et de ma mère, les larmes aux yeux. »

●  Didier Martin, préfet de la Moselle : « Dans cette campagne ouvrière sillonnée par les mines, les tombes ont été trop souvent creusées à la hâte, pour rendre à la terre les vies qu’elle avait elle-même prises […] Si chaque pierre tombale couvre une histoire universelle alors vos morts sous nos pieds sont au moins l’histoire grande et triste de ce monde ouvrier. Cette mémoire doit être partagée, apprise et transmise. Cette cérémonie nous en donne l’occasion. »

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Le Républicain lorrain - 29/09/2019

Mise en ligne le 30/09/2019