Restaurer la dignité des Malgré Nous

Restaurer la dignité des Malgré Nous

Le député Christophe Arend et Laurent Kleinhentz, maire de Farébersviller et historien, veulent « réparer les erreurs de l’Histoire » en faisant reconnaître la souffrance des incorporés de force, lors des deux guerres mondiales, mais aussi de leurs familles.

C’est une histoire douloureuse, celle du sort de ceux que l’on appelle les ''Malgré Nous''. Ces Mosellans et Alsaciens, incorporés de force dans l’armée allemande, pas seulement lors de la Seconde guerre mondiale, comme on a trop tendance à le croire, mais aussi lors du premier conflit. Certes, ces territoires avaient été cédés à l’Allemagne après la défaite de 1871, et les habitants sont nés allemands, mais « pour la plupart, leur cœur restait français », explique Laurent Kleinhentz, maire de Farébersviller et historien. Ils furent 380 000 lors du premier conflit mondial à être enrôlés dans l’armée allemande et, pour la plupart, envoyés sur le front de l’Est. Beaucoup ont refusé de combattre leurs ''compatriotes''. Il y a un siècle, le 28 juin 1919, le Traité de Versailles réintégrait la Moselle et l’Alsace dans la souveraineté française.

Mais avec le second conflit mondial, une nouvelle annexion les départements ont subi une nouvelle annexion et, de fait, la mobilisation de conscrits alsaciens et lorrains, « obligés de revêtir cet uniforme exécré, honni, sous peine de représailles ». Ceux qui refusaient « l’embrigadement risquaient la corde » et leurs familles étaient également menacées.

"Rétablir les erreurs de l'Histoire" 

Un groupe de réflexion s’est créé pour porter jusqu’au sommet de l’État cette réflexion sur les ''Malgré eux''. « À l’heure où l’on s’attache à rétablir les erreurs de l’Histoire, il s’agit de parler de faits qui restent encore trop méconnus », explique Christophe Arend. « Nous devons redonner leur fierté aux Mosellans, restaurer la dignité de ces Malgré-Eux des deux guerres. » Le député évoque également la dissolution de la Fondation entente franco-allemande (Fefa), structure créée en 1981 pour indemniser les incorporés de force Alsaciens et Mosellans. « Il faut qu’il y ait une reconnaissance du drame des Malgré-Nous, pour qu’ils puissent être considérés comme victimes de guerre. » Un courrier doit être adressé en ce sens au président de la République, avant l’étude éventuelle d’un texte de loi.

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Le Républicain lorrain - 27/06/2019

Crédit photo : Michel LEVILLAIN 

Mise en ligne le 16/07/2019

Neuf renforts de gardiens de la paix au commissariat de police de Forbach

Ils étaient attendus de longue date. Neuf gardiens de la paix stagiaires viennent d’être affectés au commissariat de police de Forbach. Ils intègrent la toute nouvelle BST (brigade spécialisée de terrain) pour travailler en proximité au Wiesberg et à Bellevue, deux quartiers dits de reconquête républicaine.

La réforme de la sécurité du quotidien produit ses effets à Forbach. Le commissariat de police vient d’obtenir les renforts de neuf gardiens de la paix stagiaires. Un dixième est même prévu pour bientôt. « Votre arrivée est un événement. Vous étiez très attendus », assure Carole Despres, commissaire, lors de l’intronisation des recrues ce lundi. Les effectifs de police de Forbach étaient trop justes depuis longtemps, malgré le classement en zone de sécurité prioritaire (ZSP) depuis 2013. Ces nouveaux policiers vont intégrer une toute nouvelle unité : la BST, soit la brigade spécialisée de terrain, qui est commandée par l’expérimenté brigadier-chef Sébastien Joly.

Pour une expérimentation au Wiesberg et à Bellevue

« Votre mission sera d’assurer la sécurité au quotidien dans deux quartiers de Forbach en particulier : le Wiesberg et Bellevue. Ce sont deux quartiers classés QRR (quartiers de reconquête républicaine). Ce sont d’ailleurs les seuls QRR de Moselle », précise Philippe Tireloque, directeur départemental de la sécurité publique et coordonnateur de la zone de défense et de sécurité Est. Didier Martin, préfet de la Moselle, rappelle les missions de cette BST de Forbach : « Ce sera un travail de proximité afin de renforcer le lien entre police et population. Il y aura un partenariat avec les institutions comme la municipalité, les bailleurs sociaux, des associations intermédiaires… Vous allez tester une nouvelle méthode de travail. Le ministère de l’Intérieur compte beaucoup sur cette expérimentation ». Bien entendu, les gardiens de la paix participeront aussi à des missions d’investigation ou de recueil de renseignements opérationnels.

Formés à l'école nationale de police de Nîmes 

Certaines de ces nouvelles recrues ont déjà une expérience d’agents de sécurité. Ces nouveaux policiers sont d’origines géographiques très différentes. Ils ont été formés à l’école nationale de police de Nîmes. Avec eux, l’effectif total du commissariat de police de Forbach est désormais d’environ 110 fonctionnaires. Cinq mutations sont encore attendues pour septembre. Christophe Arend, député, et Laurent Kalinowski, maire de Forbach, étaient présents lors de la présentation de ces renforts au commissariat. Ils ont insisté sur leur volonté d’élus de travailler « en collaboration avec les forces de police en faveur de plus de sécurité au quotidien ».

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Le Républicain lorrain - 24/06/2019

Mise en ligne le 16/07/2019

La Lampe brille à nouveau au pied de Saint-Charles

La Lampe brille à nouveau au pied de Saint-Charles

C’est en mémoire des victimes des catastrophes de Saint-Joseph, en 1937, et celles de Saint-Charles en 1929 et 1959, que l’espace avait été créé. Ce samedi, le nouvel espace a été inauguré. « La Lampe » devrait à nouveau briller à Saint-Charles, à une cinquantaine de mètres de l’ancien lieu.

« La flamme doit briller jour et nuit en mémoire des mineurs décédés ». Cette phrase de l’ancien président Rigobert Minninger a pris tout son sens, ce samedi, jour d’inauguration du nouvel Espace La Lampe, au pied de l’ancienne cheminée de Saint-Charles.

Cet emplacement avait été revu pour cause de travaux sur le site, engagés par l’Etat. Si ces travaux sont aujourd’hui terminés, il reste encore à consolider le mur de soutien.

Lieu de recueillement des mineurs disparus 

Peu importe, ce nouvel emplacement fait désormais la fierté des Amis du Puits Saint-Charles, lieu de recueillement des mineurs disparus. Alfred Rothenmacher, le nouveau président, dans la lignée de son prédécesseur, a souligné : « Cette flamme brille en mémoire des victimes des catastrophes de Saint-Joseph et de Saint-Charles, et ce jour et nuit. Il était indispensable de la garder ici sur ce site ».

La Lampe a été bénie par le curé de la paroisse, l’abbé Dominique Pirra, en présence du maire Gérard Mittelberger, du député Christophe Arend, de représentants d’associations, d’élus, et de nombreux amis et anciens mineurs.

« Nous sommes tous quelque part fils et filles de gueules noires, et, nous partageons des sentiments, de la tristesse et nos pensées vont vers ceux qui allaient au charbon en vivant de l’or noir de notre sous-sol. Il est de notre responsabilité d’être les étendards de notre région et de notre passé, de notre histoire », a réagi le député Christophe Arend.

Le bon emplacement 

Gérard Mittelberger a précisé : « Malgré les difficultés, dues au chantier de remise en état du site, nous nous devions de redonner une place de choix à cet espace. Et les Amis du Puits Saint-Charles ont trouvé le bon emplacement. Il est important de garder en mémoire ces hommes, ces mineurs, et de se souvenir des disparus de la mine ».

Les services de la voirie, l’ASBH, Le Lions Club Val de Rosselle, les Amis du Puits Saint-Charles, la Ville ont tous contribué à refaire briller « La Lampe ».

Nouvel emplacement de le l'Espace « La Lampe »: hommage aux disparus de la mine

Gérard Brück, l’homme fort de Wendel, un message de soutien ne passait pas inaperçu : « Un rapprochement, voire un partenariat entre Wendel et St Charles pourrait voir le jour. Des idées sont là, et il nous faut perpétuer les amitiés et expériences ».

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Le Républicain lorrain - 18/06/2019

Mise en ligne le 16/07/2019

L’interdiction du voile en sorties scolaires levée : les mamans de Behren ont eu gain de cause

L’amendement du Sénat sur l’interdiction du voile lors des sorties scolaires a finalement été supprimé, ce jeudi, de la nouvelle loi Blanquer sur l’école. En début de semaine, des mamans voilées de Behren avaient ouvert une pétition pour protester contre cet amendement proposé par des parlementaires Les Républicains. Cet amendement interdisait tout signe religieux ostentatoire, dont le voile, pour les accompagnants lors des sorties scolaires.

Or, de nombreuses mamans de Behren aident lors de sorties scolaires (culturelles ou sportives) ou d’ateliers créatifs en marge du programme scolaire. « C’est scandaleux. Tous les parents ont le droit d’accompagner leurs enfants. Cette loi est discriminatoire », jugeait Sophia Ait Chattou, élue parent d’élève à l’école Erckmann-Chatrian à Behren.

Le Député est satisfait 

Le député de Forbach avait signifié son opposition à cet amendement. « Nous sommes satisfaits que cet amendement soit retiré du texte. Nous avons connaissance des difficultés de trouver des parents disponibles pour accompagner les enfants dans certains quartiers, et ce choix des Sénateurs aurait eu pour conséquence la fin des sorties scolaires en raison du manque de bénévoles, accentuant encore les disparités socio-économiques » estime Christophe Arend.

« L’école de la confiance est un texte qui doit permettre à nos enfants de s’épanouir et non d’attiser les haines et les clivages politiques », conclut le député LREM de Forbach.

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Le Républicain lorrain - 14/06/2019

Mise en ligne le 15/07/2019

Les frontières disparaissent entre les hôpitaux de l’espace Moselle-Est et Sarre

La convention sanitaire Mosar a été signée, ce mercredi à Forbach, par les partenaires franco-allemands. Elle va permettre de développer un peu plus la coopération entre les établissements hospitaliers de Sarre et de Moselle-Est. D’abord en cardiologie et neurologie…

La convention Mosar a été signée ce mercredi, lors d’une cérémonie au Burghof à Forbach, par les responsables politiques, les représentants des caisses d’assurance maladie et des établissements hospitaliers. Mosar va permettre d’aller encore plus loin dans la collaboration entre hôpitaux de Sarre et de Moselle-Est. Actuellement, la SHG-Kliniken Völklingen et le centre hospitalier Marie-Madeleine de Forbach travaillent déjà main dans la main pour la prise en charge, en urgence, de l’infarctus. Une victime française de la région de Forbach peut être dirigée vers Völklingen, plus proche que Metz ou Nancy, pour la phase aiguë de son mal puis revenir en convalescence à Forbach. Avec Mosar, les patients de tout l’Est mosellan pourront bénéficier d’un dispositif similaire pour tout ce qui concerne les soins en cardiologie mais aussi en neurologie et soins aux polytraumatisés. Mosar laisse même la porte ouverte en faveur de collaborations transfrontalières dans d’autres spécialités, « comme la néonatologie, la médecine nucléaire ou les soins de suite », a précisé Christophe Lannelongue, directeur de l’ARS (agence régionale de santé) du Grand-Est.

Les hôpitaux concernés sont... 

Les hôpitaux signataires de la convention sont le Centre Hospitalier Intercommunal Unisanté de Forbach-Saint-Avold, le Centre Hospitalier de Sarreguemines, l’hôpital de Freyming-Merlebach, la Klinikum Saarbrücken GmbH et la SHG-Kliniken Völklingen. Laurent Kalinowski, maire de Forbach, a évoqué « une victoire collective dans la lutte contre la désertification médicale et en faveur d’une offre de soins de proximité et de qualité ». La gestation de Mosar a été longue : « Cela a duré sept ans », reconnaît Monika Bachmann. Mais la ministre de la Santé en Sarre se réjouit que les habitants de l’espace transfrontalier puissent désormais se soigner en Sarre comme en Moselle, « avec une facturation simple, sans aucune complication administrative ».

Un rapprochement du lieu de soins

Christophe Lannelongue explique que ces sept années de réflexion ne sont pas perdues : « Nos systèmes de santé sont proches mais nos systèmes administratifs très différents. Il a fallu nous mettre d’accord. Mosar va pouvoir servir de modèle partout et notamment dans le Grand Est où nous comptons 40 % des frontières nationales ». Christophe Arend, député, a salué l’implication des médecins et appelé à ce que Mosar donne des idées dans d’autres domaines transfrontaliers. Gilbert Schuh, vice-président de l'Eurodistrict SaarMoselle, qui organisait cette cérémonie, a salué un rapprochement du lieu de soins pour les malades. « Nous avons d'excellents hôpitaux à Metz ou Nancy. Mais les établissements sarrois sont incontestablement plus proches de notre territoire », constate le maire de Morsbach, européen convaincu. Enfin, le Dr Thomas Gebhart, secrétaire d’Etat au ministère allemand de la Santé, s’est félicité d’une nouvelle facilité de l’accès aux soins sur ce territoire frontalier.

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Le Républicain lorrain - 13/06/2019

Mise en ligne le 15/07/2019