Des mamans voilées contre un amendement à la loi sur l’école

Dans le cadre de la nouvelle loi sur l’école, le Sénat a adopté l’interdiction de tout signe religieux ostentatoire, dont le voile, pour les accompagnants lors des sorties scolaires. Des mamans voilées de Behren, élues parents d’élèves, se mobilisent et font signer une pétition contre cette orientation. 

Ce mardi, des mamans, voilées ou pas, se sont postées devant la Maison des associations de Behren-lès-Forbach, où se déroulait un spectacle scolaire. Leur objectif : recueillir des signatures de parents sur une pétition contre une orientation de la loi sur l'école de la confiance.. Fin mai, les élus au Sénat ont adopté un amendement à cette loi qui vise à interdire le port de tout signe religieux ostentatoire, dont le voile, pour les mamans accompagnatrices lors des sorties scolaires. Cette orientation révolte Sophia Ait Chattou, élue parent d’élève à l’école Erckmann-Chatrian. « C’est scandaleux. Tous les parents ont le droit d’accompagner leurs enfants. Cette loi est discriminatoire », juge la maman qui porte un voile noir, sans cacher son visage.

"Les sorties risquent d'être annulées" selon une maman 

Pour elle, « cette décision va d’abord pénaliser les enfants. Nous sommes beaucoup de mamans à porter un voile à Behren. Si les enseignants n’ont plus assez d’accompagnants, ils devront annuler des sorties scolaires ». Sophia Ait Chattou craint même que cette loi donne lieu à des tensions entre enfants : « On va créer de l’incompréhension car certaines mamans pourront accompagner et d’autre non ». La maman de Behren assure qu’elle accompagne des écoliers régulièrement en sortie. « Cela n’a jamais posé de problème. En fait, cette loi va créer des soucis là où il n’y en a pas », dit-elle.

"Le devoir de neutralité ne nous incombe pas" 

L’amendement visé a été déposé par les élus Les Républicains au Sénat. Il ne cite pas explicitement le voile. Le code de l’Éducation interdit déjà « dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse ». Les défenseurs de l’amendement évoquent « le respect du principe de laïcité et une obligation de neutralité à l’école ». Un argument que ne veut pas entendre Sophia Ait Chattou. « Un parent n’est pas un enseignant, le devoir de neutralité ne lui incombe pas. Nous ne donnons pas de cours, nous accompagnons juste lors de sorties », martèle la maman. Le ministre Blanquer a lui même reconnu que cette disposition allait provoquer « des problèmes pratiques dans l’organisation des sorties scolaires ». La loi et son amendement ne sont pas encore définitivement adoptés. Le sujet doit encore passer devant une commission mixte paritaire, composée de députés et de sénateurs qui devront se mettre d’accord sur l’adoption de l’amendement ou pas.

Le député de Forbach opposé à cet amendement

Les mamans voilées de Behren vont demander un rendez-vous à Christophe Arend pour lui remettre cette pétition. Le député LREM de Forbach précise qu’il est « opposé à cet amendement, tout comme le ministre Blanquer ». Le parlementaire forbachois précise que « le Gouvernement a émis un avis défavorable à l’amendement » des sénateurs LR. Pour lui, « il n’est pas bon de focaliser sur le port du voile alors que cela ne pose pas autant de problèmes dans d’autres pays ». Il ne voit pas pourquoi des mamans portant un voile ne pourraient pas aider lors des sorties scolaires. Surtout, le député assure que la loi sur l’école n’est pas encore adoptée. La procédure est toujours en cours. « Une commission mixte paritaire se réunit le 13 juin. Si députés et sénateurs ne se mettent pas d’accord sur un texte, l’Assemblée nationale pourrait, à nouveau, avoir à s’exprimer. L’amendement pourrait très bien disparaître  », conclut Christophe Arend qui reconnaît avoir déjà reçu plusieurs mails concernant ce sujet du voile et des sorties scolaires.

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Le Républicain lorrain - 2019/06/11

Mise en ligne le 15/07/2019

Le centre d’intervention des pompiers a fêté ses 90 ans

Dimanche était un jour d’anniversaire pour le corps d’intervention de Tenteling-Ebring. Les pompiers y sont au service de la population depuis 1929 et le public était invité à découvrir la caserne et le savoir-faire des soldats du feu pour l’occasion.

Ce dimanche, le corps d’intervention de Tenteling-Ebring a fêté ses 90 ans. Créé en mars 1929, il n’a de cesse d’être aux côtés de la population locale, leur apportant son soutien en cas de nécessité, et offrant toujours une présence rassurante.

Une grande échelle de 32 mètres

Une messe en plein air, célébrée par l’abbé Christophe Weinacker, à deux pas du centre d’intervention, a ouvert la journée portes ouvertes, animée de multiples manœuvres, de l’évacuation sanitaire au moyen de la grande échelle de 32 mètres du centre de Forbach, de la désincarcération avec la participation des pompiers sarrois de Ludweiler, assidûment présents aux fêtes des sapeurs-pompiers de Tenteling-Ebring, à la manœuvre feu de voiture.

Jean-Bernard Barthel, chef du centre, a retracé son histoire, de sa création avec « une pompe à bras et tuyaux, deux échelles, deux crochets, une hache, trois seaux » à nos jours. Que de chemin parcouru !

Une exposition de photos et de matériel

Une exposition de matériels anciens, une galerie de photos ont montré cette évolution constante connue par les sapeurs-pompiers. C’est un grand hommage que leur ont rendu les élus présents, à l’image de Ralph Klein, maire de la commune, qui marque « l’esprit de solidarité des infatigables soldats de l’urgence », de Constant Kieffer, conseiller départemental, qui souligne « les sapeurs-pompiers constituent la pierre angulaire de notre modèle de sécurité », de Christophe Arend, député, qui mentionne « sa belle longévité selon l’expression “être et durer” et le dévouement des soldats du feu ». Rendez-vous est pris en 2029 pour fêter le centenaire du corps d’intervention de Tenteling-Ebring.

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Le Républicain lorrain - 2019/06/12

Mise en ligne le 15/07/2019

Hart an der Grenze - Süddeutsche Zeitung

Macron gegen Le Pen: Das ist das Duell in Frankreich. In einem Ort wie Forbach in Lothringen profitieren die Menschen von Europa. Und trotzdem wählen viele nicht - und wenn doch, stramm rechts...

Retrouvez l'article de Nadia Pantel ici.

Süddeutsche Zeitung - 2019/05/26

Mise en ligne le 15/07/2019

La SNCF sera prête pour l’ouverture à la concurrence ! estime le député LREM Christophe Arend

Les députés examinent, depuis ce lundi, le projet de loi Mobilités. Christophe Arend, député LREM de Moselle est membre de la commission Développement durable et aménagement du territoire à l’Assemblée. Il est confiant sur la capacité de la SNCF à aborder l'ouverture à la concurrence.

Alors que le projet de loi Mobilités est examiné par les députés à l’Assemblée nationale, les cheminots sont en grève ce mardi. Ils protestent toujours contre la réforme ferroviaire. C’est la première grève unitaire depuis la grève perlée de trois mois l’an dernier. 

Les cheminots reprochent à la majorité de ficeler une réforme à la va-vite. "Il y aura peut-être des problèmes d’ajustements de dernière minute mais la SNCF sera prête pour l’ouverture à la concurrence au 1er décembre", leur répond Christophe Arend. Le député LREM de la Moselle était l’invité de France Bleu Lorraine ce mardi.

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France Bleu Lorraine Nord - 2019/06/04

Mise en ligne le 05/07/2019

Mosar mettra en musique les soins transfrontaliers

La convention Mosar va permettre aux hôpitaux de Moselle-Est et de Sarre de franchir un nouveau cap dans leur coopération pour une meilleure prise en charge des patients dans l’espace transfrontalier. Après la cardiologie, d’autres spécialités sont concernées dont la neurologie.

L’espace transfrontalier Sarre et Moselle-Est va devenir un territoire de santé à part entière. Alors que les hôpitaux de Forbach et de Völklingen collaborent déjà dans le domaine de la prise en charge urgente de l’infarctus, une convention va permettre d’élargir encore les partenariats entre les établissements de Moselle-Est et ceux de l’agglomération de Sarrebruck.

D’abord en neurologie, puis dans d’autres spécialités

Le 12 juin prochain, à Forbach, différents partenaires signeront la convention sanitaire Mosar. Les hôpitaux français et allemands vont travailler ensemble pour améliorer la prise en charge des patients, Français et Allemands, dans de nouvelles spécialités. Dans un premier temps, ce sera dans les urgences cardiologiques et en neurochirurgie, pour les soins aux polytraumatisés. A moyen terme, il est également prévu d’intégrer, dans Mosar, des cas des domaines de la néonatologie, de la médecine nucléaire ainsi que des soins de suite et de réadaptation.

Les caisses de santé sont signataires de la convention

Par exemple, une personne polytraumatisée à Forbach pourra être transférée à la clinique spécialisée de Sarrebruck. Dans le sens inverse, des Sarrois ayant besoin de soins de suite et de réadaptation pourraient être dirigés vers l’hôpital de Freyming-Merlebach. En vertu de l’accord-cadre, le patient n’aura pas de démarche administrative supplémentaire et bénéficiera toujours du système de remboursement des soins habituel. Outre les administrations de santé, les caisses de santé et l’Eurodistrict SaarMoselle, les établissements signataires seront côté français le centre hospitalier intercommunal Unisanté de Forbach-Saint-Avold, le centre hospitalier de Sarreguemines, et l’hôpital de Freyming-Merlebach, et côté allemand la Klinikum Saarbrücken GmbH et la SHG-Kliniken Völklingen.

Réduire les délais de prise en charge

Depuis le 22 juillet 2005, la France et l’Allemagne se sont mises d’accord pour favoriser la coopération sanitaire transfrontalière. La rédaction et la conclusion de conventions de coopérations sanitaires entre Etats et entre établissements sont permises. Mosar entre donc dans ce cadre.

Cette convention aura pour but, comme celle déjà conclue en matière d’urgence cardiaque, de prendre en charge les patients « dans des délais optimaux », en s’appuyant sur la complémentarité des spécialités des hôpitaux des deux côtés de la frontière. Car il sera bien plus rapide de transférer un polytraumatisé de Forbach vers Sarrebruck plutôt que vers Metz ou même Nancy ou Strasbourg.

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Le Républicain lorrain -30/05/2019

Mise en ligne le 21/06/2019