L'invité du Grand Réveil : Christophe Arend

Christophe Arend, député LREM sur le territoire de Forbach.

Il y a presque deux semaines, on découvrait l’ampleur des incendies en Amazonie. Aujourd’hui, 46 députés et 17 organisations non gouvernementales signent une tribune pour ne pas être complices de la déforestation.

Ça veut dire quoi ?

Il faut savoir que l'Amazonie c'est le poumon de la planète et en dehors du fait que ça capte une partie du carbone de l'atmosphère qui est toxique pour le réchauffement, ça nous fournit de l'oxygène, ça héberge une grande partie des écosystèmes et des espèces de la planète, et ça commande plus ou moins directement 10% des ressources en eau de la planète qui sont un enjeu important pour le futur. Donc aujourd'hui ce qui se passe en Amazonie ça concerne le monde entier.

Que demandez-vous ? Une loi garantissant qu’aucun produit issu de la déforestation n’entre sur le territoire ?

Plusieurs niveaux. On a bien conscience que c'est un pays souverain et qu'on ne peut pas trop se mêler de ce qui se passe chez eux. Mais on a quand même la Guyane qui est à proximité. Ensuite il faut savoir que la France est aujourd'hui le pays au monde qui consomme de manière directe ou indirecte le plus de choses issues de cette déforestation. L'exemple typique c'est le soja. Aujourd'hui on déforeste pour produire du soja et ce soja on l'importe soit directement soit on l'importe au travers d'animaux, de viande nourris par ce soja. Donc il faut que en France on prenne bien conscience de cela et qu'individuellement aujourd'hui on prenne nos responsabilités, qu'on consomme moins de viande issue de la déforestation. C'est aussi au niveau des instances nationales qu'il faut une prise de conscience. C'est pour ça qu'après cette tribune on a demandé à être reçus à Matignon pour constituer un groupe de travail pour voir si la France peut impulser au niveau européen.

On a besoin de soja en France. Est ce qu'on peut en produire suffisamment ?

Une grande partie du soja que l'on consomme en France vient d'une consommation indirecte, de part l'alimentation des bovins issus de l'importation. Je ne dis pas qu'il faut interdire de consommer de la viande ou du lait mais qu'on limite au besoin la consommation de viande et de lait qui arrivent de ces régions là. Le Mercosur qui est un accord qui est en train de se négocier entre la France, l'Europe et ces pays là doit être suspendu et cet argument de poumons et de richesse pour la nature doit être le tout premier argument, le tout premier élément à prendre en compte dans ces négociations.

Il y a une loi qui peut arriver dans les prochains mois, les prochaines années ?

Il peut y avoir une loi franco française. Ce serait la France qui limite la consommation de choses qui entraînent la déforestation. En 2017, il y a déjà eu une loi qui contraint les grands groupes internationaux à dire quel est leur impact environnemental. Seulement aujourd'hui cette loi n'est pas encore appliquée. Donc il faut aussi appliquer ces choses là. Malheureusement, si on fait seulement une loi française et que l'impulsion n'est pas européenne le poids est relativement faible. Si 67 millions de Français s'imposent quelque chose sur 7 milliards d'humains, quand on regarde au niveau européen on est quand même déjà à 500 millions d'individus. 

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Radio Mélodie - 04/09/2019

Mise en ligne le 11/09/2019

Le député de Forbach tweete contre les intimidations

Les opposants au Ceta s’échangent l’adresse de la permanence de Christophe Arend, député LREM de Forbach, sur le web. Cela est vécu comme une provocation par l’élu. 

Ces derniers jours, plusieurs permanences de députés LREM ont été saccagées. Une dizaine de parlementaires En Marche ont eu leurs bureaux vandalisés en raison de leur vote pour le Ceta, le traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada. Christophe Arend, député de Forbach, a lui aussi voté pour le Ceta et ne s’en est jamais caché. Pour l’instant, ses locaux sont intacts.

Pression sur les réseaux sociaux

Mais l’élu subit des pressions sur les réseaux sociaux. Les opposants au Ceta s’échangent les adresses des permanences des députés macronistes, dont celle d’Arend, via Twitter et Facebook par exemple. Cela est vécu comme un appel à commettre des dégradations et une tentative d’intimidation par Christophe Arend qui a répliqué sur Twitter. « Je ne céderai devant aucune #intimidation », a-t-il tweeté.

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Le Républicain lorrain - 30/07/2019

Mise en ligne le 12/08/2019

Ici et là - SR 2 KulturRadio

Ici et là - SR 2 KulturRadio

Das deutsch-französische Magazin auf SR 2 KulturRadio - Lisa Huth et al.

Die "Malgré Nous", das Eurodépartement Elsass und die Rechten in Frankreich Einblicke in die Arbeit eines deutschen und eines französischen Politikers von der Grenze (Christophe Arend, Roland Theis)

Christophe Arend, Forbacher Abgeordneter in der Pariser Nationalversammlung, Vorsitzender der deutsch-französischen Parlamentariergruppe und Roland Theis, Staatssekretär im Saarländischen Justizministerium: "Wir lassen einander nicht im Regen stehen“. 

Ecouter l'émission et l'interview de Christophe Arend et Roland Theis ici. 

SR2 - 30.07.2019

Mise en ligne le 12/08/2019

Photos. Spicheren : la bataille du 6 août 1870 commémorée

Il y a 149 ans, le 6 août 1870, plusieurs milliers de soldats français et prussiens perdaient la vie lors de la bataille de Spicheren, épisode important de la Guerre de 1870-71. Ce dimanche matin, sur le site historique des Hauteurs, la commémoration a rassemblé le Souvenir français, son homologue allemand du VDK, les porte-drapeaux, les élus, ou encore l'harmonie municipale.

Retrouvez la galerie photos sur le site du Républicain lorrain 

Le Républicain lorrain - 04/08/2019

Mise en ligne le 12/08/2019

« La phase de test du Ceta révèle une hausse de nos exportations »

● « Je me suis déjà rendu au Canada comme beaucoup de Français sans me sentir en danger d’un point de vue sanitaire. L’UFC fait du lobbying en faisant peur aux gens sur cette question, notamment avec la viande bovine. Sur notre alimentation, ce seront toujours les normes françaises et européennes qui s’imposeront. La qualité de la viande, par exemple, sera garantie par nos réglementations. Je crois que les opposants au Ceta font un amalgame avec le traité en cours de négociations avec les pays du Mercosur d’Amérique latine et pour lequel un accord n’est pas encore trouvé ».

● « Le Ceta est appliqué provisoirement depuis le 21 septembre 2017. Et depuis deux ans, cette phase de test révèle une augmentation de nos exportations vers le Canada de l’ordre de 6 % . Notre excédent commercial a bondi. Cela a profité à des entreprises, notamment des PME, du textile, de la cosmétique, de machines-outils, de produits agroalimentaires et de production de véhicules ».

● « Il n’y a pas de raison de douter de l’impartialité des tribunaux d’arbitrage. Ce n’est pas parce qu’ils sont privés qu’ils jugeront mal les choses ».

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Le Républicain lorrain - 23/07/2019

Mise en ligne le 26/07/2019