Réouverture des frontières avec l'Allemagne : le 15 ou le 16 juin ?

C’est le flou total sur la réouverture des frontières entre la France et l’Allemagne. Alors que la levée des contrôles était annoncée depuis plusieurs semaines par les autorités françaises et allemandes pour le 15 juin, le ministre fédéral allemand de l’intérieur a annoncé hier la réouverture des frontières à la date du mardi 16 juin à minuit.

Dans un communiqué, le député de Forbach, Christophe Arend, s’indigne. Pour lui, il n’y a aucune coordination entre les deux pays. A quelques jours de la réouverture des frontières, c’est toujours la confusion.

Nous voulons des précisions sur la fin des contrôles aux frontières […] Aucune précision n’a été apportée quant à la date exacte de la fin des contrôles – le 15 juin, le 16 juin, à partir de quelle heure ? – et aux mesures à appliquer – port du masques, gestes barrières.Le député Forbachois déplore l’absence de détails sur ce sujet.

Les frontaliers ont souffert de la fermeture des frontières et des difficultés socio-économiques qui en ont résulté. Nous ne souhaitons pas que cette situation se reproduise. Nous avons discuté durant 2h des leçons à tirer de cette crise dont la première est : un renforcement du dialogue et une meilleure coordination de nos politiques sur le terrain ! 

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Radio Melodie - 11/06/2020

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Mise en ligne le 16/06/2020

Pourquoi la forêt et la filière bois doivent faire partie du plan de relance du gouvernement

Pourquoi la forêt et la filière bois doivent faire partie du plan de relance du gouvernement

L’épidémie de Covid-19 a provoqué un choc inouï, dont l’économie française va mettre du temps à se rétablir. A l’heure où le gouvernement prépare un plan de relance pour la rentrée, 140 parlementaires de la majorité demandent un "plan Marshall" pour les forêts et la filière bois.

Par Beatrice de LavergnePublié le 10/06/2020 à 07:00

"Si le monde d'après crise ne doit pas être tout à fait celui d'avant, il devra décarboner rapidement son économie" : c’est ainsi que débute la tribune signée par 140 députés, sénateurs et eurodéputés de La République en Marche et du Modem.

Le texte, qui a été publié dimanche 7 juin 2020, explique pourquoi "le bois et ses usages doivent être un des piliers du futur plan de relance" attendu pour le mois de septembre.

"On veut que, dans le plan de relance, on n’oublie pas le bois" - Rémy Rebeyrotte, député LREM de la 3e circonscription de Saône-et-Loire et co-président du groupe d'études "forêt, bois, nouveaux usages et industrie du bois" de l'Assemblée nationale.

"C’est un matériau qui a l’avantage d’être un capteur de carbone, ce qui est très important sur le plan écologique. Sa transformation est un outil de développement économique des territoires. Le bois est aussi très chaleureux et agréable à vivre."On peut l'utiliser dans de nombreux domaines : la construction bien sûr, mais aussi le papier, le mobilier, la décoration,  l'énergie, la chimie, la santé... 

Bref, la forêt et les acteurs de la filière bois sont "des éléments essentiels contre le changement climatique et pour le développement d’une économie durable et circulaire dans nos territoires", résume l’élu de Bourgogne, qui est à l’origine du texte en compagnie de Vincent Thiebaut, député du Bas-Rhin.

La plupart des hêtres et des chênes du parc national de Champagne et Bourgogne étaient déjà là à la Révolution française / © PHILIPPE DESMAZES / AFP

Pourquoi faut-il mettre en place de nouvelles stratégies ?

"On souhaite un soutien pour régénérer les forêts. Il faut le faire avec le souci de gérer plusieurs crises : il y a la crise climatique et les sécheresses successives, ainsi que la crise du scolyte. Il faut aller vers une gestion de la forêt plus adaptée aux réalités climatiques. Il faut réfléchir à une autre politique de peuplement et d’essences et l’axer davantage vers la biodiversité.

Pour cela, il faut avoir une politique de massifs et pas forcément une politique régionale au sens classique du terme : par exemple, une partie du massif des Vosges est en Bourgogne-Franche-Comté et une autre partie est dans le Grand Est. "

 

Compte tenu de la crise climatique et de la crise sanitaire du scolyte, on est obligé de repenser nos stratégies. Cela concerne notamment la Bourgogne-Franche-Comté qui se retrouve avec plusieurs massifs à gérer : le massif Central, le Morvan, le massif jurassien, le massif vosgien - Rémy Rebeyrotte, député LREM de Saône-et-Loire.

"Une fois que l’on aura un plan de massifs, il faudrait que ce plan s’impose aussi bien aux forêts publiques qu’aux forêts privées. Il faut rapprocher la gestion du terrrain et des territoires, replanter, valoriser le bois … On est dans une approche à la fois plus écologique, plus proche du terrain et économique. "

Image d'illustration / © Sébastien Kerroux - France 3 Bourgogne

Qu'apporterait la nomination d’un Haut-Commissaire auprès du Premier ministre ?

Pour cela, "il faut que l’Etat se dote d’une véritable politique en matière forestière et d’industrie du bois. Il faut que les politiques se réemparent des enjeux de la forêt et du développement du matériau bois", estime Rémy Rebeyrotte."On attend la nomination d’une personne au niveau de l’exécutif : un secrétaire d’Etat, un Haut-Commissaire ou un délégué interministériel… En tous cas, une personne qui prenne en main la question de la forêt et de la filière bois en France. "

Pour le moment, cette tribune a été signée par la majorité parlementaire. Déjà, "arriver à rassembler 140 députés et sénateurs dans un temps assez court, ce n’est pas un petit travail. Il fallait que ce texte soit publié assez vite, car le plan de relance se prépare et il ne faut pas que le bois soit oublié." Parmi les premiers signataires, on trouve notamment le sénateur LREM de Côte-d’Or François Patriat ou encore les députés LREM de Côte-d’Or Didier Paris et Fadila Khattabi.

Mais, "les autres parlementaires peuvent tout à fait se joindre à nous", ajoute Rémy Rebeyrotte. "D’ailleurs, je travaille par exemple au quotidien avec Anne-Catherine Loisier, sénatrice centriste de Côte-d’Or et présidente du groupe d'études Forêt et filière bois au Sénat. On a fait un colloque en commun en novembre 2019 qui a commencé à l’Assemblée nationale et qui s’est terminé au Sénat. "

Une forêt de bouleaux

Pourquoi le modèle allemand est-il intéressant ? 

"A l'Assemblée nationale, notamment au sein du groupe d’étude "Forêt - bois, nouveaux usages et industrie du bois", au Sénat comme au Parlement européen, après de nombreuses rencontres avec les acteurs de la filière, des auditions et des déplacements, nous sommes convaincus de la nécessité d’un "plan Marshall" pour soutenir l’amont et développer l’aval; un plan créateur d’emplois dans la gestion durable de la forêt et son exploitation, dans la première transformation du bois et dans la deuxième transformation ; construction, mobilier, etc. : autant d'emplois pérennes et ancrés dans nos territoires", rappellent l'ensemble des signataires de la tribune.

"Ce plan doit être conséquent, à l’instar de celui de l’Allemagne, qui a décidé un plan de soutien et d’investissement sans commune mesure en 2019 : à titre de comparaison, la France, c’est 16 millions d’hectares de bois pour 440 000 emplois, contre 11 millions d’hectares et près d’un million d’emplois outre-Rhin.

Il y a eu de nombreux rapports et études réalisés, les propositions, les recommandations et les mesures attendues sont connues, exprimées et présentées ; elles convergent dans leurs conclusions et seront reprises dans le prochain rapport commandé par le Premier Ministre. Le temps de l’action est venu !", ajoutent les parlementaires de la majorité présidentielle.

 

Qui sont les parlementaires qui demandent un "Plan Marshall" des forêts et de la filière bois ?

 

Rémy REBEYROTTE - Vincent THIEBAUT - Anne-Laure CATTELOT - Sophie METTE - François PATRIAT - Adrien MORENAS - Alain PEREA - Alexandra LOUIS - Alice THOUROT - Aude AMADOU - Aurore BERGE - Barbara POMPILI - Béatrice PIRON - Bénédicte PEYROL - Bérangère ABBA - Bérangère COUILLARD - Bertrand BOUYX - Bertrand SORRE - Bruno QUESTEL - Bruno STUDER - Carole BUREAU-BONNARD - Caroline JANVIER - Catherine KAMOWSKI - Catherine OSSON - Christophe AREND - Christophe BLANCHET -Christophe LEJEUNE - Damien PICHEREAU - Danièle HERIN - Danielle BRULEBOIS - Didier PARIS - Elisabeth TOUTUT-PICARD - Fabien GOUTTEFARDE - Fabien MATRAS - Fadila KHATTABI - François CORMIER-BOULIGEON - François DE RUGY - Frédéric DESCROZAILLE - Frédérique LARDET  - Guillaume VUILLETET - Hélène ZANNIER - Hervé PELLOIS - Huguette TIEGNA - Jacqueline DUBOIS - Jean TERLIER - Jean-Baptiste MOREAU - Jean-Charles COLAS-ROY - Jean-Claude LECLABART - Jean-Luc FUGIT - Jean-Marc ZULESI - Jean-Michel FAUVERGUE - Jean-Michel MIS - Joël GIRAUD - Julien BOROWCZYK - Laurence GAYTE - Laurence MAILLART-MEHAIGNERIE - Laurianne ROSSI - Liliana TANGUY - Lionel CAUSSE - Loïc DOMBREVAL - Ludovic MENDES - Marie-Christine VERDIER-JOUCLAS - Marion LENNE - Marjolaine MEYNIER-MILLEFERT - Martine LEGUILLE-BALLOY - Michèle PEYRON - Mireille CLAPOT - Mireille ROBERT - Monique LIMON - Nadia HAI - Nicolas DEMOULIN - Nicole LE PEIH - Olivier DAMAISIN - Pascal LAVERGNE - Philippe CHALUMEAU - Pierre VENTEAU - Sacha HOULIE - Sandra MARSAUD - Sandrine LE FEUR - Sereine MAUBORGNE - Séverine GIPSON - Sophie PANONACLE  - Souad ZITOUNI - Stéphane BUCHOU - Stéphane MAZARS - Stéphane TESTE - Stéphanie KERBARH - Stéphanie RIST - Sylvie CHARRIERE - Thierry MICHELS - Véronique RIOTTON - Yaël BRAUN-PIVET - Yannick HAURY - Yves DANIEL - Zivka PARK - Bruno MILLIENNE - Jean-Pierre CUBERTAFON - Stéphane BAUDU - Philippe BERTA - Nicolas TURQUOIS - Laurent GARCIA - Patrick LOISEAU - Sarah El HAIRY - Bruno FUCHS - Jean-Luc LAGLEIZE - Jean-Noel BARROT - Mohamed LAQUILA - Nadia ESSAYAN - Erwan BALANANT - Aude LUQUET - Jimmy PAHUN - Florence LASSERRE - Josy POUEYTO - Cyrille ISSAC-SIBILLE - Marguerite DEPREZ-AUDEBERT - Brahin HAMMOUCHE 

Nathalie LOISEAU - Stéphanie YON-COURTIN  - Irène TOLLERET - Catherine CHABAUD - Laurence FARRENG - Sandro GOZZI - Marie-Pierre VEDRENNE - Christophe GRUDLER - Sylvie BRUNET - Ilana CICUREL - Chrysoula ZACHAROPOULOU - Valérie HAYER - Fabienne KELLER - Stéphane BIJOUX - Bernard BUIS - Didier RAMBAUD - Patricia SCHILLINGER - Claude HAUT - Thani MOHAMED SOILIHI - Agnès CONSTANT - Noëlle RAUSCENT - Bernard CAZEAU - Alain RICHARD - Martin LEVRIER

France 3 - 10/06/2020

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Mise en ligne le 16/06/2020

Cacophonie à la frontière franco-allemande

Paris et Berlin vont rouvrir leurs frontières respectives le 15 juin mais sont incapables de définir une heure commune de levée des contrôles.

Par Pierre Avril

Publié le 10 juin 2020 à 18:33, mis à jour le 10 juin 2020 à 19:35

Trois mois après avoir décrété sa mise en quarantaine, l'Allemagne rouvre à nouveau ses frontières avec ses principaux voisins. Les contrôles frontaliers avec la France, l'Autriche, le Danemark et la Suisse seront levés à partir du 15 juin sans que les modalités précises ne soient encore définies. La nouvelle a été annoncée mercredi matin, seul, par le ministre de l'Intérieur, Horst Seehoffer qui fut l'un des premiers à fermer son pays au début de la pandémie. Des restrictions continueront néanmoins à s'appliquer dans l'hypothèse d'une flambée localisée de nouveaux cas d'infection (plus de 50 nouvelles infections pour un total de 100.000 habitants et une période cumulée de sept jours). Le cas échéant, les ressortissants seront contraints d'effectuer une quarantaine à leur arrivée sur le sol allemand.

En revanche, les mises en garde formulées par le ministère allemand des Affaires étrangères à l'égard des pays tiers resteront en vigueur jusqu'au 31 août, à et ceci à l'exception des États membres de l'espace Schengen et du Royaume-Uni. Berlin ne veut pas «risquer que des Allemands restent bloqués à nouveau dans le monde entier cet été, ou que des vacanciers réintroduisent le virus en Allemagne , a justifié le ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas, qui surveillera ainsi l'évolution de la pandémie dans les pays à risque. Ces mises en garde avaient été établies le 17 mars et concernent encore près de 200 pays.

Situation incompréhensible

La situation est devenue très sensible à la frontière franco-allemande où des députés des deux bords appelaient à une levée la plus rapide possible des restrictions. Aujourd'hui, les travailleurs frontaliers français doivent présenter une attestation de leur employeur ou remplir un document conjoint. En dépit des appels à une décision coordonnée, notamment formulées par les présidents de l'Assemblée nationale et du Bundestag, les annonces entre Paris et Berlin se font encore en ordre dispersé. Ainsi, les deux voisins n'ont pas encore défini d'heure commune de levée de leurs frontières respectives.

L'Allemagne a évoqué le 16 juin à 00 heures tandis que la France entend procéder plus tôt, dans le courant même de la journée du 15. «Il est incompréhensible que l'on soit toujours dans cette situation où les deux pays risquent d'ouvrir leurs frontières à des moments différents », s'insurge le député de Moselle, Christophe Arend qui pointe « un problème de communication » entre les ministères de Horst Seehoffer et de Christophe Castaner. « C'est comme si nous n'avions absolument pas tiré les leçons du début de la pandémie », regrette le parlementaire français. Mi-mars, le dirigeant à poigne de la CSU avait fait cavalier seul sans prévenir ses homologues français.

De son côté, l'Autriche va, à cette même date, lever les contrôles avec l'Italie et mettre fin à l'obligation de quarantaine pour les voyageurs arrivant des pays européens, à l'exception de la Suède, de la Grande-Bretagne, de l'Espagne et du Portugal. La semaine dernière, Vienne avait déjà fait de même pour sept de ses huit autres voisins, provoquant la colère de Rome.

Le Figaro - 10/06/2020

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Mise en ligne le 16/06/2020

Plus de coordination ! Nous voulons des précisions sur la fin des contrôles aux frontières !

Fin des contrôles aux frontières dans la nuit de dimanche à lundi ! Une décision en faveur d’une Europe unie !

Malgré une fin juridique des contrôles allemands le 15 juin à minuit annoncée par le Ministre fédéral de l’Intérieur allemand, M. Horst Seehofer, les Directeurs régionaux de la Bundespolizei se sont accordés ce vendredi en faveur de la suppression des contrôles aux frontières dès lundi matin. Opposé depuis le début de la crise à la fermeture des frontières, le Député Christophe Arend salue cette décision en faveur des habitants des zones frontalières et de l’amitié franco-allemande et européenne.

« Je salue cette décision d’harmoniser la levée des contrôles aux frontières. Nous nous dirigeons enfin vers un retour à la normalité pour les habitants de ce bassin de vie au coeur de l’Europe. C’est un signe positif vers une Europe unie et pour un renforcement de l’amitié franco-allemande. Ce choix démontre également l’importance d’une harmonisation des décisions dans les zones transfrontalières et le besoin d’une décentralisation des mesures au plus proche du terrain » explique le Député Christophe Arend.

Unserer Redaktion veröffentlicht hier die Stellungnahme des Abgordneten Christophe Arend (LaREM), der hier über die Sitzung des Ausschusses für grenzüberschreitende Zusammenarbeit (GrüZ) vom 10. Juni 20120 berichtet, der mit dem > Aachener Vertrag eingerichtet wurde. Sein Text ist deshalb von so großer Bedeutung, weil er er einen konkreten Einblick in eine schwierige Situation gibt, und er zeigt, mit welchen Mitteln diese Probleme jetzt zu lösen sind:

Lors de la réunion du Comité de Coopération Transfrontalière (CCT) de ce jour, les membres du CCT ont été invités à présenter leurs principaux enseignements de la gestion de la crise sanitaire et les perspectives de travail à suivre sous l’oeil attentif des deux Secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande, Mme Amélie de Montchalin et M. Michael Roth. Ce fut également l’occasion pour les membres de revenir sur l’épineux problème de la fin des contrôles aux frontières dont le manque de précisions provoque le mécontentement des membres.

« Le 28 mai dernier, lors de la séance plénière de l’Assemblée parlementaire franco-allemande, les Ministres de l’Intérieur, MM. Castaner et Seehofer, ont été interpellés sur la question de l’ouverture des frontières. Aujourd’hui, soit plus de 10 jours après l’audition, nous avons réitéré notre demande de précisions au sujet des frontières aux Secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande et aux représentants de nos Ministres de l’Intérieur également présents. Aucune précision n’a été apportée quant à la date exacte de la fin des contrôles – le 15 juin, le 16 juin, à partir de quelle heure ? – et aux mesures à appliquer – port du masques, gestes barrières.

5 jours avant l’échéance, nous déplorons l’absence de détails de la part de nos Gouvernements sur cette question cruciale, alors que Mme de Montchalin et M. Roth ont parfaitement intégré l’importance capitale des zones frontalières.

Les frontaliers ont souffert de la fermeture des frontières et des difficultés socio-économiques qui en ont résulté. Nous ne souhaitons pas que cette situation se reproduise. Nous avons discuté durant 2h des leçons à tirer de cette crise dont la première est : un renforcement du dialogue et une meilleure coordination de nos politiques sur le terrain !

Messieurs les Ministres de l’Intérieur, nous vous enjoignons d’harmoniser vos positions au plus vite afin d’apporter des réponses précises à nos concitoyens frontaliers, vivant l’Europe au quotidien. Toute rouverture en ordre dispersé serait particulièrement inaudible et montrerait que nous n’avons pas tiré les leçons du passé. »

france-blog.info - 10/06/2020

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Mise en ligne le 16/06/2020

Oui, c’est compliqué d’être policier en ce moment

Pierre Portenseigne, policier à Forbach et adjoint départemental du syndicat Unsa, juge injustes les accusations envers sa profession (violences, racisme). Il craint que l’acte d’interpellation devienne de plus en plus difficile à exercer suite à l’intervention de Christophe Castaner.

Par Propos recueillis par Stéphane MAZZUCOTELLI - 10 juin 2020 à 18:00 | mis à jour à 20:24 - Temps de lecture : 2 min

C’est une période difficile pour votre profession ?

Pierre Portenseigne  : « Oui, c’est compliqué d’être policier en ce moment. Malheureusement, on s’habitue à être mis injustement en cause, c’est redondant. C’est un débat qui revient régulièrement. Là, nous sommes victimes de l’actualité américaine. Alors que nous ne sommes pas aux États-Unis, les contextes sont différents. Des amalgames sont faits entre des affaires qui n’ont rien à voir. »

Avez-vous l’impression de vivre dans une corporation raciste ?

« La police n’est pas hors de la société. Il y a du racisme dans notre société, donc aussi dans la police. Mais cela reste minoritaire. Je travaille avec des collègues de différentes origines, de différentes couleurs de peau, de différentes religions… Cela ne pose pas de problème. »

Comment avez-vous vécu l’intervention de Christophe Castaner  ?

« Beaucoup de policiers ont été choqués et ont ressenti certains propos comme un coup de couteau dans le dos. Pour calmer une partie de l’opinion, il fait des annonces sans consulter, sans discuter avec les policiers de terrain. »

À Forbach, utilisez-vous la technique de l’étranglement que le ministre de l’Intérieur veut interdire ?

« C’est un geste technique enseigné pour immobiliser quelqu’un qui est plus grand que vous. C’est utilisé rarement. Les interpellations se passent souvent sans violence. Quand la personne en face est calme, il nous arrive de faire des arrestations sans menotter. »

Mais parfois la situation dégénère ?

« Il m’est arrivé de devoir plaquer au sol un individu devenu dangereux pour lui et pour les autres. On ne fait jamais ça par plaisir, mais parce que force doit rester à la loi. C’est légitime. Si nous sommes accusés de violences quand on tente de maîtriser une personne agressive, on ne pourra plus exercer notre métier. On ne sera plus bons qu’à remplir des tâches administratives. Si un individu violent est face à moi, qu’est-ce je fais maintenant ? Je lui tends une convocation et je repars ? Et qu’est-ce que je dis à ses victimes ? »

Le député de Forbach a rencontré des policiers à Freyming-Merlebach mardi. Un bon signe ?

« Christophe Arend a certes porté le message du ministre, mais il a aussi témoigné de son soutien aux policiers. Il a indiqué que l’immense majorité se comporte de manière exemplaire. Il a rappelé que nous étions mobilisées depuis de longs mois dans des contextes de crise avec les attentats, les Gilets jaunes, le confinement et le déconfinement. »

Le Républicain lorrain - 10/06/2020

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Mise en ligne le 16/06/2020