Neuf renforts de gardiens de la paix au commissariat de police de Forbach

Ils étaient attendus de longue date. Neuf gardiens de la paix stagiaires viennent d’être affectés au commissariat de police de Forbach. Ils intègrent la toute nouvelle BST (brigade spécialisée de terrain) pour travailler en proximité au Wiesberg et à Bellevue, deux quartiers dits de reconquête républicaine.

La réforme de la sécurité du quotidien produit ses effets à Forbach. Le commissariat de police vient d’obtenir les renforts de neuf gardiens de la paix stagiaires. Un dixième est même prévu pour bientôt. « Votre arrivée est un événement. Vous étiez très attendus », assure Carole Despres, commissaire, lors de l’intronisation des recrues ce lundi. Les effectifs de police de Forbach étaient trop justes depuis longtemps, malgré le classement en zone de sécurité prioritaire (ZSP) depuis 2013. Ces nouveaux policiers vont intégrer une toute nouvelle unité : la BST, soit la brigade spécialisée de terrain, qui est commandée par l’expérimenté brigadier-chef Sébastien Joly.

Pour une expérimentation au Wiesberg et à Bellevue

« Votre mission sera d’assurer la sécurité au quotidien dans deux quartiers de Forbach en particulier : le Wiesberg et Bellevue. Ce sont deux quartiers classés QRR (quartiers de reconquête républicaine). Ce sont d’ailleurs les seuls QRR de Moselle », précise Philippe Tireloque, directeur départemental de la sécurité publique et coordonnateur de la zone de défense et de sécurité Est. Didier Martin, préfet de la Moselle, rappelle les missions de cette BST de Forbach : « Ce sera un travail de proximité afin de renforcer le lien entre police et population. Il y aura un partenariat avec les institutions comme la municipalité, les bailleurs sociaux, des associations intermédiaires… Vous allez tester une nouvelle méthode de travail. Le ministère de l’Intérieur compte beaucoup sur cette expérimentation ». Bien entendu, les gardiens de la paix participeront aussi à des missions d’investigation ou de recueil de renseignements opérationnels.

Formés à l'école nationale de police de Nîmes 

Certaines de ces nouvelles recrues ont déjà une expérience d’agents de sécurité. Ces nouveaux policiers sont d’origines géographiques très différentes. Ils ont été formés à l’école nationale de police de Nîmes. Avec eux, l’effectif total du commissariat de police de Forbach est désormais d’environ 110 fonctionnaires. Cinq mutations sont encore attendues pour septembre. Christophe Arend, député, et Laurent Kalinowski, maire de Forbach, étaient présents lors de la présentation de ces renforts au commissariat. Ils ont insisté sur leur volonté d’élus de travailler « en collaboration avec les forces de police en faveur de plus de sécurité au quotidien ».

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Le Républicain lorrain - 24/06/2019

Mise en ligne le 16/07/2019

La Lampe brille à nouveau au pied de Saint-Charles

La Lampe brille à nouveau au pied de Saint-Charles

C’est en mémoire des victimes des catastrophes de Saint-Joseph, en 1937, et celles de Saint-Charles en 1929 et 1959, que l’espace avait été créé. Ce samedi, le nouvel espace a été inauguré. « La Lampe » devrait à nouveau briller à Saint-Charles, à une cinquantaine de mètres de l’ancien lieu.

« La flamme doit briller jour et nuit en mémoire des mineurs décédés ». Cette phrase de l’ancien président Rigobert Minninger a pris tout son sens, ce samedi, jour d’inauguration du nouvel Espace La Lampe, au pied de l’ancienne cheminée de Saint-Charles.

Cet emplacement avait été revu pour cause de travaux sur le site, engagés par l’Etat. Si ces travaux sont aujourd’hui terminés, il reste encore à consolider le mur de soutien.

Lieu de recueillement des mineurs disparus 

Peu importe, ce nouvel emplacement fait désormais la fierté des Amis du Puits Saint-Charles, lieu de recueillement des mineurs disparus. Alfred Rothenmacher, le nouveau président, dans la lignée de son prédécesseur, a souligné : « Cette flamme brille en mémoire des victimes des catastrophes de Saint-Joseph et de Saint-Charles, et ce jour et nuit. Il était indispensable de la garder ici sur ce site ».

La Lampe a été bénie par le curé de la paroisse, l’abbé Dominique Pirra, en présence du maire Gérard Mittelberger, du député Christophe Arend, de représentants d’associations, d’élus, et de nombreux amis et anciens mineurs.

« Nous sommes tous quelque part fils et filles de gueules noires, et, nous partageons des sentiments, de la tristesse et nos pensées vont vers ceux qui allaient au charbon en vivant de l’or noir de notre sous-sol. Il est de notre responsabilité d’être les étendards de notre région et de notre passé, de notre histoire », a réagi le député Christophe Arend.

Le bon emplacement 

Gérard Mittelberger a précisé : « Malgré les difficultés, dues au chantier de remise en état du site, nous nous devions de redonner une place de choix à cet espace. Et les Amis du Puits Saint-Charles ont trouvé le bon emplacement. Il est important de garder en mémoire ces hommes, ces mineurs, et de se souvenir des disparus de la mine ».

Les services de la voirie, l’ASBH, Le Lions Club Val de Rosselle, les Amis du Puits Saint-Charles, la Ville ont tous contribué à refaire briller « La Lampe ».

Nouvel emplacement de le l'Espace « La Lampe »: hommage aux disparus de la mine

Gérard Brück, l’homme fort de Wendel, un message de soutien ne passait pas inaperçu : « Un rapprochement, voire un partenariat entre Wendel et St Charles pourrait voir le jour. Des idées sont là, et il nous faut perpétuer les amitiés et expériences ».

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Le Républicain lorrain - 18/06/2019

Mise en ligne le 16/07/2019

L’interdiction du voile en sorties scolaires levée : les mamans de Behren ont eu gain de cause

L’amendement du Sénat sur l’interdiction du voile lors des sorties scolaires a finalement été supprimé, ce jeudi, de la nouvelle loi Blanquer sur l’école. En début de semaine, des mamans voilées de Behren avaient ouvert une pétition pour protester contre cet amendement proposé par des parlementaires Les Républicains. Cet amendement interdisait tout signe religieux ostentatoire, dont le voile, pour les accompagnants lors des sorties scolaires.

Or, de nombreuses mamans de Behren aident lors de sorties scolaires (culturelles ou sportives) ou d’ateliers créatifs en marge du programme scolaire. « C’est scandaleux. Tous les parents ont le droit d’accompagner leurs enfants. Cette loi est discriminatoire », jugeait Sophia Ait Chattou, élue parent d’élève à l’école Erckmann-Chatrian à Behren.

Le Député est satisfait 

Le député de Forbach avait signifié son opposition à cet amendement. « Nous sommes satisfaits que cet amendement soit retiré du texte. Nous avons connaissance des difficultés de trouver des parents disponibles pour accompagner les enfants dans certains quartiers, et ce choix des Sénateurs aurait eu pour conséquence la fin des sorties scolaires en raison du manque de bénévoles, accentuant encore les disparités socio-économiques » estime Christophe Arend.

« L’école de la confiance est un texte qui doit permettre à nos enfants de s’épanouir et non d’attiser les haines et les clivages politiques », conclut le député LREM de Forbach.

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Le Républicain lorrain - 14/06/2019

Mise en ligne le 15/07/2019

Les frontières disparaissent entre les hôpitaux de l’espace Moselle-Est et Sarre

La convention sanitaire Mosar a été signée, ce mercredi à Forbach, par les partenaires franco-allemands. Elle va permettre de développer un peu plus la coopération entre les établissements hospitaliers de Sarre et de Moselle-Est. D’abord en cardiologie et neurologie…

La convention Mosar a été signée ce mercredi, lors d’une cérémonie au Burghof à Forbach, par les responsables politiques, les représentants des caisses d’assurance maladie et des établissements hospitaliers. Mosar va permettre d’aller encore plus loin dans la collaboration entre hôpitaux de Sarre et de Moselle-Est. Actuellement, la SHG-Kliniken Völklingen et le centre hospitalier Marie-Madeleine de Forbach travaillent déjà main dans la main pour la prise en charge, en urgence, de l’infarctus. Une victime française de la région de Forbach peut être dirigée vers Völklingen, plus proche que Metz ou Nancy, pour la phase aiguë de son mal puis revenir en convalescence à Forbach. Avec Mosar, les patients de tout l’Est mosellan pourront bénéficier d’un dispositif similaire pour tout ce qui concerne les soins en cardiologie mais aussi en neurologie et soins aux polytraumatisés. Mosar laisse même la porte ouverte en faveur de collaborations transfrontalières dans d’autres spécialités, « comme la néonatologie, la médecine nucléaire ou les soins de suite », a précisé Christophe Lannelongue, directeur de l’ARS (agence régionale de santé) du Grand-Est.

Les hôpitaux concernés sont... 

Les hôpitaux signataires de la convention sont le Centre Hospitalier Intercommunal Unisanté de Forbach-Saint-Avold, le Centre Hospitalier de Sarreguemines, l’hôpital de Freyming-Merlebach, la Klinikum Saarbrücken GmbH et la SHG-Kliniken Völklingen. Laurent Kalinowski, maire de Forbach, a évoqué « une victoire collective dans la lutte contre la désertification médicale et en faveur d’une offre de soins de proximité et de qualité ». La gestation de Mosar a été longue : « Cela a duré sept ans », reconnaît Monika Bachmann. Mais la ministre de la Santé en Sarre se réjouit que les habitants de l’espace transfrontalier puissent désormais se soigner en Sarre comme en Moselle, « avec une facturation simple, sans aucune complication administrative ».

Un rapprochement du lieu de soins

Christophe Lannelongue explique que ces sept années de réflexion ne sont pas perdues : « Nos systèmes de santé sont proches mais nos systèmes administratifs très différents. Il a fallu nous mettre d’accord. Mosar va pouvoir servir de modèle partout et notamment dans le Grand Est où nous comptons 40 % des frontières nationales ». Christophe Arend, député, a salué l’implication des médecins et appelé à ce que Mosar donne des idées dans d’autres domaines transfrontaliers. Gilbert Schuh, vice-président de l'Eurodistrict SaarMoselle, qui organisait cette cérémonie, a salué un rapprochement du lieu de soins pour les malades. « Nous avons d'excellents hôpitaux à Metz ou Nancy. Mais les établissements sarrois sont incontestablement plus proches de notre territoire », constate le maire de Morsbach, européen convaincu. Enfin, le Dr Thomas Gebhart, secrétaire d’Etat au ministère allemand de la Santé, s’est félicité d’une nouvelle facilité de l’accès aux soins sur ce territoire frontalier.

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Le Républicain lorrain - 13/06/2019

Mise en ligne le 15/07/2019

Des mamans voilées contre un amendement à la loi sur l’école

Dans le cadre de la nouvelle loi sur l’école, le Sénat a adopté l’interdiction de tout signe religieux ostentatoire, dont le voile, pour les accompagnants lors des sorties scolaires. Des mamans voilées de Behren, élues parents d’élèves, se mobilisent et font signer une pétition contre cette orientation. 

Ce mardi, des mamans, voilées ou pas, se sont postées devant la Maison des associations de Behren-lès-Forbach, où se déroulait un spectacle scolaire. Leur objectif : recueillir des signatures de parents sur une pétition contre une orientation de la loi sur l'école de la confiance.. Fin mai, les élus au Sénat ont adopté un amendement à cette loi qui vise à interdire le port de tout signe religieux ostentatoire, dont le voile, pour les mamans accompagnatrices lors des sorties scolaires. Cette orientation révolte Sophia Ait Chattou, élue parent d’élève à l’école Erckmann-Chatrian. « C’est scandaleux. Tous les parents ont le droit d’accompagner leurs enfants. Cette loi est discriminatoire », juge la maman qui porte un voile noir, sans cacher son visage.

"Les sorties risquent d'être annulées" selon une maman 

Pour elle, « cette décision va d’abord pénaliser les enfants. Nous sommes beaucoup de mamans à porter un voile à Behren. Si les enseignants n’ont plus assez d’accompagnants, ils devront annuler des sorties scolaires ». Sophia Ait Chattou craint même que cette loi donne lieu à des tensions entre enfants : « On va créer de l’incompréhension car certaines mamans pourront accompagner et d’autre non ». La maman de Behren assure qu’elle accompagne des écoliers régulièrement en sortie. « Cela n’a jamais posé de problème. En fait, cette loi va créer des soucis là où il n’y en a pas », dit-elle.

"Le devoir de neutralité ne nous incombe pas" 

L’amendement visé a été déposé par les élus Les Républicains au Sénat. Il ne cite pas explicitement le voile. Le code de l’Éducation interdit déjà « dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse ». Les défenseurs de l’amendement évoquent « le respect du principe de laïcité et une obligation de neutralité à l’école ». Un argument que ne veut pas entendre Sophia Ait Chattou. « Un parent n’est pas un enseignant, le devoir de neutralité ne lui incombe pas. Nous ne donnons pas de cours, nous accompagnons juste lors de sorties », martèle la maman. Le ministre Blanquer a lui même reconnu que cette disposition allait provoquer « des problèmes pratiques dans l’organisation des sorties scolaires ». La loi et son amendement ne sont pas encore définitivement adoptés. Le sujet doit encore passer devant une commission mixte paritaire, composée de députés et de sénateurs qui devront se mettre d’accord sur l’adoption de l’amendement ou pas.

Le député de Forbach opposé à cet amendement

Les mamans voilées de Behren vont demander un rendez-vous à Christophe Arend pour lui remettre cette pétition. Le député LREM de Forbach précise qu’il est « opposé à cet amendement, tout comme le ministre Blanquer ». Le parlementaire forbachois précise que « le Gouvernement a émis un avis défavorable à l’amendement » des sénateurs LR. Pour lui, « il n’est pas bon de focaliser sur le port du voile alors que cela ne pose pas autant de problèmes dans d’autres pays ». Il ne voit pas pourquoi des mamans portant un voile ne pourraient pas aider lors des sorties scolaires. Surtout, le député assure que la loi sur l’école n’est pas encore adoptée. La procédure est toujours en cours. « Une commission mixte paritaire se réunit le 13 juin. Si députés et sénateurs ne se mettent pas d’accord sur un texte, l’Assemblée nationale pourrait, à nouveau, avoir à s’exprimer. L’amendement pourrait très bien disparaître  », conclut Christophe Arend qui reconnaît avoir déjà reçu plusieurs mails concernant ce sujet du voile et des sorties scolaires.

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Le Républicain lorrain - 2019/06/11

Mise en ligne le 15/07/2019